Proche-Orient. Trêve à Gaza : Israël « rejette » le plan américain accepté fin juillet par le Hamas

Trêve à Gaza : Israël rejette le plan américain accepté par le Hamas

Israël a officiellement rejeté le plan américain en 15 points proposé par le « Conseil de Paix » de Donald Trump, qui avait été accepté par le Hamas fin juillet. Lors d’une réunion du cabinet, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a déclaré que son gouvernement n’effectuerait aucun retrait des territoires palestiniens tant que le Hamas ne serait pas « véritablement désarmé ». Cette annonce intervient alors que Netanyahou fait face à une pression croissante de ses alliés d’extrême droite, à quelques mois d’élections législatives délicates.

En réponse, le Hamas a appelé les États-Unis à exercer des pressions sur le gouvernement israélien pour qu’il respecte la feuille de route et n’entrave pas le processus de paix pour des raisons politiques internes. Le mouvement islamiste palestinien avait précédemment exprimé sa volonté de mettre en œuvre le plan, qui lie son désarmement à un retrait progressif des troupes israéliennes.

Lors d’une rencontre récente, Nikolaï Mladenov, haut représentant du « Conseil de Paix » pour Gaza, a assuré à Netanyahou qu’Israël ne se retirerait qu’après un désarmement complet du Hamas. Cependant, cette assurance n’a pas suffi à convaincre le gouvernement israélien.

Le plan stipule que le désarmement du Hamas et le stockage de son arsenal seraient gérés par le Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG), un organe technocratique palestinien actuellement bloqué en Égypte, en raison du refus israélien de le laisser entrer. Le Hamas a longtemps plaidé pour un désarmement progressif plutôt qu’une reddition unilatérale.

Netanyahou a également mentionné des discussions en cours avec les États-Unis sur les objections israéliennes, affirmant que certaines propositions convenaient à Israël tandis que d’autres ne le faisaient pas. Il a réitéré la nécessité pour le Hamas de renoncer à toutes ses armes, insistant sur l’importance d’un « véritable désarmement ».

Source : Le Progrès.

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