Israël, l’allié inattendu de l’Arabie saoudite face aux houthistes
L’Arabie saoudite et Israël semblent envisager un rapprochement inédit dans le contexte de la guerre régionale actuelle. Après plusieurs tentatives infructueuses de normalisation, la situation sécuritaire pourrait inciter ces deux nations à coopérer, notamment en matière de défense. Selon des sources diplomatiques rapportées par The Jerusalem Post, des discussions ont été engagées sous l’égide du commandement militaire américain au Moyen-Orient (CENTCOM) concernant un éventuel soutien israélien à Riyad face aux houthistes.
Contexte factuel
Cette initiative survient alors que les houthistes, soutenus par l’Iran, intensifient leurs attaques contre l’Arabie saoudite, ayant récemment pris le contrôle de la ville portuaire de Mocha et de l’île de Mayyun, consolidant ainsi leur emprise sur le détroit de Bab-el-Mandeb. Ce détroit est crucial pour le commerce maritime mondial, reliant le golfe d’Aden à la mer Rouge.
En parallèle, les forces houthies ont également frappé l’oléoduc Est-Ouest, un axe vital pour le transport d’hydrocarbures saoudiens, illustrant l’ampleur de la menace que représente ce groupe.
Données ou statistiques
Actuellement, l’Arabie saoudite renforce ses alliances militaires avec plusieurs pays de la région. Le 30 juillet, elle a lancé une coalition de défense maritime regroupant quatorze nations pour asr la sécurité de la mer Rouge et du détroit de Bab-el-Mandeb. De plus, le 7 août, Riyad a signé un accord de défense conjointe avec la Turquie et le Pakistan, prévoyant un soutien mutuel en cas d’attaque contre l’un des pays signataires.
Conséquence directe
Ce rapprochement potentiel entre Riyad et Jérusalem pourrait ouvrir la voie à une normalisation des relations, bien que les négociations soient actuellement au point mort en raison de la guerre à Gaza. L’Arabie saoudite conditionne toute avancée à des progrès significatifs sur la question palestinienne, un sujet particulièrement sensible pour les opinions publiques arabes.
En somme, bien que les accords d’Abraham semblent prématurés, la coopération envisagée pour contrer les houthistes démontre une convergence des intérêts sécuritaires entre l’Arabie saoudite et Israël dans un contexte régional de plus en plus instable.
Source : L’Express

