ISCR : 20 ans de chimie et encore des défis

L’Institut des sciences chimiques de Rennes (ISCR) célèbre 20 ans de recherche

L’Institut des sciences chimiques de Rennes (ISCR) célèbre cette année son vingtième anniversaire. Le 7 juillet, une journée institutionnelle sera dédiée à cet événement, comprenant des conférences et des tables-rondes destinées aux personnels et aux partenaires. Boris Le Guennic, directeur adjoint de l’ISCR, souligne : « Nous sommes un laboratoire académique, financé en grande partie par des fonds publics. Cet anniversaire est l’occasion de montrer comment nous les utilisons pour faire avancer la recherche et l’innovation, en collaboration étroite avec nos partenaires. »

Avec plus de 500 employés, l’ISCR se classe parmi les plus importantes unités françaises de recherche académique en chimie. Sa taille lui permet de couvrir presque tous les domaines de la chimie, à travers huit équipes de recherche, qui s’attaquent à des projets tant appliqués que fondamentaux. « Nous sommes reconnus pour la synthèse et la caractérisation de molécules et de matériaux ayant des propriétés particulières, optiques ou magnétiques, par exemple. Nos chercheurs travaillent entre autres sur les batteries, le photovoltaïque ou encore sur les PFAS », explique Boris Le Guennic. L’institut mène des recherches sur un large éventail d’applications, allant de la santé à la science des matériaux, en passant par l’optique, les télécommunications, l’énergie et l’environnement.

Rémi Maurice, chercheur en chimie théorique à l’ISCR, définit la chimie comme « l’étude des transformations de la matière ». Il ajoute : « Tout est chimie : cette table, l’air que nous respirons et même le fonctionnement du corps humain. » Au XXe siècle, l’industrialisation a modifié la perception de la chimie auprès du grand public, souvent associée à des effets néfastes sur la santé et l’environnement. Le terme « chimie » est devenu un repoussoir dans le langage courant, opposé aux produits dits « naturels ». Rémi Maurice insiste sur l’importance de bien comprendre ce que recouvre réellement le domaine.

Vingt ans après sa création, l’ISCR s’adapte aux enjeux contemporains. De nouvelles préoccupations émergent, tant dans les thèmes de recherche que dans les méthodes de travail. « Nous avons des chimistes qui cherchent par exemple comment limiter les sous-produits et déchets polluants dans certains procédés », note Rémi Maurice. Parallèlement, l’institut agit en interne pour minimiser son empreinte environnementale, en favorisant la réutilisation de matériel et en questionnant la nécessité de certains déplacements professionnels.

Source : Institut des sciences chimiques de Rennes (ISCR)

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