Un mois après les incendies en Gironde, le combat des pompiers se poursuit
En Gironde, la lutte contre les incendies de cet été continue, un mois après que 42 000 hectares de forêt aient été ravagés. Bien que le feu soit désormais fixé, les pompiers restent vigilants, surveillant les points chauds qui persistent sous terre.
Le paysage, marqué par des teintes de noir et de rouge, témoigne de la dévastation. Les arbres calcinés sont omniprésents, et malgré l’apparente extinction des flammes, des fumées s’échappent encore de la terre. Ce phénomène, connu sous le nom de fumerons, indique que l’humus continue de brûler. Le capitaine Cyril Bouzats des pompiers de Gironde explique : « C’est vraiment l’humus qui est en train de brûler. Au-dessus, la terre est toute chaude encore. On a quelque chose qui se consume gentiment. »
L’incendie de cet été a été le plus destructeur, détruisant 240 maisons et bâtiments. Grâce à la vigilance des riverains, chaque reprise de feu est rapidement maîtrisée. Grégory Schira, pompier volontaire, souligne l’importance de cette vigilance : « Un riverain sur le bord de la route a vu des flammes, et c’est ainsi qu’on a été alerté. »
Les pompiers, en répétant inlassablement leurs gestes de lutte, demeurent mobilisés. Yaël Daydé, également pompier volontaire, partage son attachement à la région : « Je suis là pour ça. On a grandi ici, donc on est quand même touchés quand notre terre brûle. » Les débris laissés par l’incendie, tels que feuilles séchées et branches, représentent un risque persistant. La zone restera sous surveillance jusqu’à l’arrivée de pluies significatives, afin de prévenir tout risque de reprise de feu.
Source : franceinfo



