Hôpitaux : le déficit se réduit en 2025, mais la fragilité financière persiste
Moins élevé qu’attendu, le déficit des hôpitaux publics atteint 2,3 milliards d’euros en 2025. Une amélioration portée par une augmentation contenue des charges et des recettes plus importantes liées à une hausse de l’activité. En revanche, leur indépendance financière continue de se dégrader.
Les finances des hôpitaux montrent des signes d’amélioration, bien qu’elles restent dans le rouge. Le déficit s’établit à 2,3 milliards d’euros en 2025, contre les 2,6 milliards d’euros anticipés par la Fédération hospitalière de France. Ce chiffre représente une amélioration par rapport à 2024, où le déficit était de 2,9 milliards d’euros. Selon les derniers chiffres de la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), cette amélioration est principalement due à un ralentissement des dépenses et à une augmentation des recettes de 3,6 %.
Les charges de personnel n’ont augmenté que de 3 % en raison de l’absence de revalorisation salariale, comparé à plus de 4 % en 2024. Les coûts d’acquisition de matériel médical et de médicaments ont également ralenti, avec une hausse de 3,3 %, contre 8,5 % l’année précédente.
L’indépendance financière des hôpitaux se dégrade
La dette des hôpitaux continue de diminuer, atteignant 27,1 % des recettes en 2025, soit 30,0 milliards d’euros, après 27,9 % en 2024. Cependant, les hôpitaux ont déjà consommé deux tiers des aides du Ségur de la santé, signées en 2020 post-Covid, qui prévoyaient 6,5 milliards d’euros sur dix ans pour restaurer leur capacité financière. La dégradation de l’indépendance financière est également notable : les capitaux permanents diminuent plus rapidement que la dette elle-même.
Source : Drees
