Hommage à Marie-Jo Lafontaine : du noir et blanc au monochrome

Hommage à Marie-Jo Lafontaine : du noir et blanc au monochrome

Jusqu’au 27 septembre 2026, le musée de Flandre, à Cassel, présente la rétrospective Tout ange est terrible dédiée à Marie-Jo Lafontaine. Cette exposition prend une dimension particulière suite à la disparition de la photographe belge, figure emblématique de la scène artistique contemporaine flamande, survenue fin mai.

Le parcours de l’exposition, situé dans l’Hôtel de la Noble-Cour à Cassel, s’ouvre sur des œuvres saisissantes, mêlant vastes tirages monumentaux et aplats de peinture. Pour Lafontaine, ces monochromes jouent un rôle essentiel en tant qu’éléments de contemplation qui incitent le spectateur à réfléchir, la peinture intervenant lorsque la matérialité ou l’action du corps deviennent porteuses de sens.

Les visiteurs sont frappés par la puissance des compositions, où des visages féminins en noir et blanc contrastent avec des compositions florales saturées, le tout encadré par des monochromes éclatants. Cette couleur vive attire le regard et concentre l’attention sur l’intensité des portraits photographiques, créant une expérience contemplative et contemporaine.

En progressant dans le musée, le parcours met en avant la question de l’identité à travers de grands portraits en couleur et en noir et blanc. Ces choix artistiques résonnent particulièrement dans un contexte où le rapport au corps et à la nudité est en débat. Les cartels de l’exposition aident à anticiper et à accompagner ces interrogations contemporaines.

Chaque salle possède sa propre histoire, orchestrée par la scénographie de Lafontaine et de Cécile Laffon, directrice du musée. Par exemple, la série Join the Circus, dédiée à l’univers du spectacle, trouve sa place dans la salle consacrée au Carnaval de Cassel, une fête locale où les valeurs morales sont inversées.

Pour faciliter la compréhension du public, des outils de médiation ont été conçus sous la direction de Claire Hammoum et de la designer Émilie Lebrun. Cette déambulation prépare le regard à une rupture avec la découverte des films présentés dans l’exposition.

Source : Musée de Flandre.

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *