Hockey Canada maintient quatre des cinq suspensions liées à l’affaire de 2018
Une commission d’appel indépendante a confirmé que cinq joueurs de l’équipe canadienne ayant participé au Championnat du monde de hockey junior 2018 ont enfreint le code de conduite de Hockey Canada. Dans un communiqué publié mercredi, la fédération nationale a annoncé qu’elle acceptait la recommandation de la commission, qui a décidé de maintenir les suspensions et les dates de réintégration pour Alex Formenton, Cal Foote, Carter Hart, Dillon Dubé et Michael McLeod.
Les joueurs avaient été acquittés en juillet 2025 d’accusations d’agression sexuelle liées à un incident survenu lors d’un gala de Hockey Canada à Windsor, en Ontario, en 2018, célébrant la victoire d’Équipe Canada. La commission d’appel, composée des juges John Laskin, Katherine Swinton et Thomas McEwen, a recommandé de maintenir les suspensions pour quatre joueurs. McLeod ne pourra pas être réintégré avant le 10 novembre 2030, Foote avant le 10 novembre 2026, Hart le 10 novembre 2027 et Dubé le 10 novembre 2028. Formenton, quant à lui, est éligible à une réintégration immédiate.
Hockey Canada a précisé que les autres joueurs de l’équipe de 2018 peuvent désormais participer aux activités sanctionnées par la fédération.
Les joueurs concernés, tous ayant précédemment évolué dans la LNH, sont admissibles à un retour dans le circuit Bettman depuis le 15 octobre dernier et peuvent y jouer depuis le 1er décembre 2025. Carter Hart a signé avec les Golden Knights de Vegas, tandis que Dillon Dubé a rejoint les Blues de Saint-Louis.
Adam van Koeverden, secrétaire d’État aux Sports, a souligné que cette affaire a suscité un débat national sur la sécurité dans le sport et la culture problématique dans le hockey masculin. Il a également noté les progrès réalisés par Hockey Canada depuis 2022 pour corriger des défaillances systémiques.
L’importance de la sécurité et du bien-être de toutes les personnes impliquées dans le système sportif canadien a été réaffirmée, avec un appel à la responsabilité des organismes sportifs nationaux pour prévenir et traiter les cas de maltraitance.
Source : Radio-Canada



