Phosphate de Tébessa : l’Algérie confie deux contrats au chinois CHEC et à l’italien Saipem
L’Algérie intensifie son projet d’exploitation du gisement de phosphate de Blad el Hadba (Tébessa), ayant récemment attribué deux contrats au groupe chinois CHEC et à l’italien Saipem. Cette annonce a été faite le 12 août lors d’une cérémonie au siège de Sonatrach, en présence des ministres des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, et de l’Intérieur et des Transports, Saïd Sayoud.
Les contrats, qualifiés de « stratégiques », visent à renforcer les infrastructures nécessaires à l’exploitation de ce gisement. Le premier contrat concerne la construction d’infrastructures portuaires à Annaba, tandis que le second porte sur les installations du projet intégré de phosphate à Bled El Hadba et Oued El Kebrit (Souk Ahras), réalisé selon le modèle EPC Fast Track.
Ce développement s’inscrit dans une volonté de concrétiser l’une des initiatives majeures du gouvernement algérien pour diversifier son économie, en tirant parti des réserves de phosphate du bassin phosphaté oriental et en complémentarité avec le potentiel gazier du pays. Ces projets visent également à établir une filière de transformation à haute valeur ajoutée, conformément aux directives du Président de la République, Abdelmadjid Tebboune.
La mise en œuvre de ces contrats devrait permettre le démarrage de la production de phosphate enrichi au premier trimestre 2027, suivi de la production d’engrais au quatrième trimestre de la même année. Le projet repose sur quatre composantes principales : la mine de phosphate, les unités de traitement, le complexe de traitement chimique, et l’infrastructure logistique, incluant l’extension des installations portuaires et la construction d’une ligne ferroviaire de 450 km.
L’Algérie espère ainsi renforcer sa position sur les marchés régionaux et internationaux des engrais et des produits chimiques, tout en favorisant le développement des ressources minérales nationales.
Source : TSA Algérie



