Hermès investit 1,8 million d’euros pour son implantation aux Andelys
L’arrivée de la maison de luxe Hermès aux Andelys se concrétise par des investissements significatifs sur l’ancienne friche Holophane. Avant le début de la construction de la future maroquinerie, un montant de 1,8 million d’euros sera alloué à la préparation du site, comme l’indique Actu.fr. Cette étape vise à transformer l’ancienne emprise industrielle afin d’accueillir le nouveau site de production.
Pour la ville des Andelys, cet investissement revêt une importance économique majeure. La fermeture de l’ancienne verrerie Holophane en janvier 2024 avait entraîné la suppression de 206 emplois. Hermès prévoit désormais de créer 260 postes d’artisans sur le même site.
260 emplois industriels à terme
La future maroquinerie, annoncée pour janvier 2026, s’inscrira dans le dispositif industriel d’Hermès en Normandie. Le groupe est déjà présent dans l’Eure avec sa manufacture de Val-de-Reuil, inaugurée en 2017, et celle de Louviers, ouverte en 2023. Les Andelys deviendront ainsi le troisième site de ce pôle eurois.
Les futurs employés bénéficieront d’une formation au sein de l’École Hermès des savoir-faire de Louviers. Cette formation, d’une durée de 18 mois, est diplômante, rémunérée et gratuite. Hermès compte collaborer avec France Travail et le rectorat de l’académie de Normandie pour ses recrutements.
Hermès augmente ses capacités de production
L’implantation aux Andelys s’inscrit dans une stratégie industrielle nationale. La croissance de l’activité maroquinerie-sellerie a été marquée par une augmentation de 13 % en 2025. Parallèlement, Hermès poursuit plusieurs projets de maroquineries à Loupes en Gironde, Charleville-Mézières dans les Ardennes, et Colombelles dans le Calvados. Le groupe vise l’ouverture d’une unité de production par an, avec environ 300 recrutements associés à cette stratégie.
La future manufacture des Andelys est prévue à l’horizon 2030.
Une friche industrielle transformée en outil de production
Ce projet comporte également une dimension de reconversion industrielle. La fermeture d’Holophane avait laissé une importante emprise industrielle disponible, entraînant la perte de plus de 200 emplois. Avec l’arrivée d’Hermès, la région envisage le retour d’une activité productive sur une partie du site.
La préparation de la friche constitue ainsi la première étape financière visible d’un projet qui devrait aboutir à l’installation d’une nouvelle capacité de production et à la création de 260 emplois.
Le montant que Hermès investira directement dans la construction et l’équipement de sa future maroquinerie n’a pas été communiqué. Il est essentiel de distinguer cet investissement privé des 1,8 million d’euros alloués à la préparation de la friche.
Source : Actu.fr



