Hauts-de-France : Taux de mortalité le plus élevé de France métropolitaine
Une étude de l’Insee, publiée le 10 septembre, révèle que la région des Hauts-de-France se classe au premier rang en matière de mortalité en France métropolitaine, avec un taux de surmortalité de 18 %. Ce phénomène est attribué à une forte proportion d’ouvriers et de chômeurs, ainsi qu’à des déserts médicaux particulièrement marqués, notamment dans l’ancien bassin minier.
Selon l’Insee, la moyenne annuelle de décès dans les Hauts-de-France entre 2021 et 2023 est de 60 000. Après ajustement en fonction de la population et des écarts d’âge et de sexe, cette statistique place la région en tête d’un classement peu enviable.
Pour établir ces résultats, l’Insee a utilisé un taux « standardisé », permettant d’éliminer les effets liés à la pyramide des âges. Ainsi, la mortalité dans les Hauts-de-France est supérieure de 18 % à celle du reste du pays, sans que cela soit dû à une population plus âgée.
Les causes de mortalité les plus fréquentes dans la région incluent le cancer, les pathologies cardiovasculaires et les maladies respiratoires, avec des taux supérieurs à la moyenne nationale. Toutefois, une évolution positive est à noter : la mortalité des personnes de plus de 40 ans a diminué de 45 % au cours des quarante dernières années.
À l’échelle des territoires, des disparités significatives apparaissent. L’ancien bassin minier, l’Avesnois et la Thiérache, par exemple, présentent une forte proportion d’ouvriers et de chômeurs, ainsi que des déserts médicaux plus prononcés. Ces zones affichent les taux de mortalité les plus élevés. En revanche, l’Oise et la Pévèle-Carembault, avec une population plus diplômée et un meilleur accès aux soins, montrent des résultats plus favorables, tout comme l’Aire Cantilienne, où la mortalité diminue rapidement.
Ainsi, deux visages des Hauts-de-France se dessinent, marqués par des écarts significatifs en matière de santé publique, même sur de courtes distances.
Source : Insee
