Piratage des impôts : un hacker mis en examen
Un jeune homme de 18 ans, membre du groupe de hackers Zerobytes, a été mis en examen et placé en détention provisoire à Paris pour son implication dans le piratage des données fiscales, qui a eu lieu entre fin juin et fin juillet. Cette cyberattaque a conduit au vol d’informations concernant au moins 678 000 particuliers et professionnels, selon la direction générale des finances publiques (DGFiP).
Le piratage a été révélé au grand public mi-août, lorsque le groupe Zerobytes a revendiqué l’attaque. Le suspect, déjà connu des autorités pour des infractions antérieures, avait été arrêté le 18 août et mis en examen deux jours plus tard. En plus de lui, un second suspect, âgé de moins de 16 ans, a également été interpellé mais a été libéré après une garde à vue. Les enquêteurs examinent actuellement son matériel informatique.
Le jeune homme encourt une peine de 10 ans d’emprisonnement et une amende de 300 000 euros pour plusieurs cyberinfractions et association de malfaiteurs. Les motivations du groupe semblent principalement financières, Zerobytes ayant affirmé avoir vendu les données volées pour une somme « en milliers d’euros ». Les informations dérobées incluent des données personnelles telles que les noms, les revenus fiscaux et d’autres données financières.
Ce piratage soulève des inquiétudes quant à la sécurité des données et aux escroqueries potentielles, car les fichiers volés pourraient être revendues à des fraudeurs. Parmi les précédentes victimes de Zerobytes figurent des institutions comme l’Éducation nationale et des entreprises telles que SFR et Intermarché.
En réponse à cette cyberattaque, le gouvernement a demandé un audit de sécurité à l’ANSSI et le ministre des Comptes publics a présenté des excuses aux contribuables touchés. La justice a ouvert une enquête discrète dès le 31 juillet, avant même que l’attaque ne soit revendiquée.
Le fisc a annoncé qu’il contacterait individuellement les 678 000 usagers concernés pour les avertir des risques d’escroqueries ciblées.
Source : HuffPost

