Don d’organes : « J’ai pris conscience que la vie est précieuse », témoigne Marie qui a bénéficié d’une greffe de foie
Le sourire de Marie, 42 ans, ne quitte plus son visage. « Les médecins disent que je suis une miraculée, mais je suis heureuse. J’ai conscience que la vie est précieuse », confie cette mère de deux enfants, lors de la journée nationale du don d’organes, le 22 juin. En 2017, elle apprend qu’elle souffre d’une hyperplasie nodulaire régénérative, une maladie rare qui l’a fait décliner jour après jour. « Même me laver les cheveux, c’était compliqué », explique-t-elle.
La greffe de foie devient alors son seul espoir. « Je voulais vivre, je ne voulais pas attendre alitée, mais il y avait moins d’une chance sur deux pour que la greffe prenne », précise-t-elle. Après des mois d’attente, Marie reçoit un appel un soir de 2018 à 22h. « Quand je suis partie, j’ai dit ‘à demain’, mes filles m’ont dit ‘à demain’. De toutes les façons, il fallait que je vive pour elles », souligne-t-elle. Elle se réveille finalement après une opération délicate, où elle risquait de perdre la vie.
Aujourd’hui, bien qu’elle prenne une dizaine de médicaments par jour, Marie se sent reconnaissante. En les avalant, elle pense souvent à son donneur : « Il y a un côté un peu où on est deux. Pour moi, c’est une dame, qui est pleine de vie, la personne qui est décédée, mais je ne saurai jamais qui c’est. »
Marie sensibilise désormais son entourage sur l’importance du don d’organes. « Je veux donner mes organes, j’encourage les personnes à donner leurs organes. » Selon l’Agence de la biomédecine, huit Français sur dix sont favorables au don d’organes, mais seulement un sur deux en a déjà parlé à ses proches. En cas de décès, les proches sont consultés pour vérifier que le défunt n’y était pas opposé. Donner son accord pour le don d’organes peut sauver jusqu’à sept vies. Marie souhaite que sa famille sache quelle décision prendre en cas de besoin.
Source : France Inter
