Un glacier toulousain accusé d’impayés par une ancienne employée
Une jeune toulousaine, Lisa*, a récemment partagé son expérience difficile dans un glacier du centre-ville de Toulouse. Selon ses dires, elle aurait travaillé 60 heures en une semaine, sans contrat initial. Après avoir demandé le paiement de ses heures supplémentaires, sa sœur a publié une vidéo sur les réseaux sociaux, atteignant près d’un million de vues. Bien que l’agence d’intérim ait partiellement réglé les impayés, Lisa estime qu’il lui reste environ 230 euros dus. Le gérant du glacier, quant à lui, a nié toutes les accusations et a annoncé avoir déposé plainte.
En mai dernier, Lisa, âgée de 20 ans, a répondu à une offre d’emploi sur Facebook pour travailler dans le glacier. À son arrivée, elle aurait commencé à travailler sans entretien préalable, se consacrant au nettoyage du matériel. Après plusieurs semaines, le gérant l’aurait recontactée pour lui proposer un emploi, mais sans contrat au départ. Une fois ce dernier établi, elle n’a pas pu respecter les horaires prévus, travaillant souvent jusqu’à 1 heure du matin.
À la fin de son contrat, Lisa a tenté de récupérer ses heures supplémentaires et les jours travaillés avant la signature du contrat, mais n’a reçu aucune nouvelle pendant deux semaines. Cette situation a eu un impact psychologique sur elle, la poussant à se renfermer.
Sa sœur a alors décidé de filmer leur échange avec le gérant sur place et a diffusé la vidéo en ligne. Dans celle-ci, elle informe les clients que l’employeur ne paie pas ses employés. Le gérant, en réponse, a menacé de venir chez elle. Malgré le versement partiel des impayés par l’agence d’intérim, Lisa continue de revendiquer le reste de son dû.
Le gérant du glacier, qui souhaite garder son établissement anonyme, a réfuté les accusations, affirmant que Lisa n’avait aucune preuve. Il a également déclaré que son absence de contrat était due à un retard de la part de Lisa pour se rendre à l’agence d’intérim. Selon lui, les heures supplémentaires étaient dues à des tâches non terminées. Il emploie actuellement quatre autres salariées, avec qui il as que tout se passe bien.
Depuis cette expérience, Lisa a trouvé un nouvel emploi dans un autre commerce.
*Le prénom a été modifié.
Source : La Dépêche.


