À Gaza, la paix éclipsée par les calculs politiques
Sur le papier, le mécanisme de paix entre le Hamas et Israël semble simple : le Hamas dépose les armes, et Israël se retire progressivement de Gaza. Toutefois, en réalité, les deux parties restent profondément opposées. Le Hamas exige un désarmement progressif en lien avec le retrait israélien, tandis que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou insiste sur un désarmement complet avant tout retrait. Cette situation est exacerbée par un plan américain qui demeure flou, permettant à chacun d’interpréter les termes selon ses intérêts.
À l’approche des élections de mi-mandat aux États-Unis, le président Donald Trump proclame « la paix » avec de plus en plus d’insistance, mais il se heurte à une instabilité croissante au Moyen-Orient. En parallèle, Netanyahou, à moins de trois mois des élections législatives israéliennes, n’a aucun intérêt à accélérer le processus de paix. Ses alliés d’extrême droite le poussent à poursuivre les hostilités, rejetant tout accord qui ne garantirait pas une victoire israélienne totale.
L’impasse actuelle ne repose pas uniquement sur les calculs de Netanyahou. Le plan proposé par Trump soulève des questions essentielles : qui gouvernera Gaza ? Qui asra sa sécurité ? Qui contrôlera le désarmement du Hamas ? Surtout, quel avenir politique sera offert aux Palestiniens ? En cherchant à contourner les acteurs politiques palestiniens, Washington risque de renforcer ceux qu’il souhaite désarmer. Tant qu’aucune des parties ne sera prête à faire des concessions, Gaza continuera d’être piégée dans un cycle de violence.
Source : La Libre


