En direct, Moyen-Orient – Les funérailles du Guide suprême iranien Ali Khamenei ont commencé à Téhéran
Les obsèques d’Ali Khamenei, le Guide suprême de la République islamique d’Iran, se déroulent actuellement à Téhéran en présence de représentants du Hamas et du Hezbollah. Cependant, un nombre significatif d’Iraniens a choisi de ne pas participer à ces cérémonies, exprimant diverses préoccupations.
De nombreux citoyens évoquent des raisons de sécurité. Saeid, un jeune homme de 29 ans travaillant dans le secteur des nouvelles technologies, témoigne : « Beaucoup de rues sont fermées, les postes de contrôle nocturnes sont de retour et la capitale est remplie de forces de sécurité et de personnes en tenue religieuse conservatrice. C’est déconcertant, je ne le supporte plus. »
D’autres, comme Ali, 49 ans, habitant Tonekabon, s’interrogent sur le financement de l’événement. Le gouvernement a annoncé avoir prévu de la nourriture, des boissons et des services pour 15 millions de participants. Ali s’interroge : « Mais d’où vient cet argent ? Rien que ces derniers jours, le prix du pain et certains produits de base ont augmenté d’environ 30 %. »
Kaveh, artiste visuel de 38 ans, dénonce ce qu’il considère comme de la propagande en faveur d’un « dictateur ». Selon lui, « Aucune de ces prétendues infrastructures – tentes temporaires, toilettes mobiles, internet d’urgence – n’a jamais été correctement mise à disposition des Iraniens lors de crises comme des séismes ou inondations. Dans une économie dévastée, ils dépensent l’argent de ces mêmes gens pour une cérémonie extravagante. »
Effat, une femme au foyer de 67 ans vivant à Machhad, exprime également ses craintes : « Je crains des violences ou une attaque terroriste destinée à attirer l’attention internationale. Quand ce genre de tragédie survient, les autorités s’empressent de rejeter la faute sur des acteurs étrangers comme Israël avant même que les faits soient clairement établis. »
Cette situation met en lumière les tensions sociales croissantes en Iran, où des préoccupations économiques et sécuritaires coexistent avec un climat de méfiance envers le gouvernement.
Source : Informations recueillies sur place.
