Fuite de données : le système d’information du fisc piraté fin juin
Le système d’information du fisc a été victime fin juin d’un « accès illégitime », permettant « la consultation et l’extraction de données concernant des particuliers et des professionnels », a annoncé jeudi 13 août Bercy dans un communiqué, sans préciser la nature des données ni le nombre de contribuables concernés.
« Mercredi, un acteur malveillant a revendiqué un accès illégitime au système d’information de la Direction générale des Finances publiques (DGFiP), intervenu fin juin 2026, après une usurpation d’identité », explique Bercy. Les premières investigations confirment que cet accès, qui avait été coupé fin juin dans le cadre du contrôle opéré, a néanmoins permis la consultation et l’extraction de données concernant des particuliers et des professionnels.
Près de 700 000 victimes potentielles
Le site spécialisé French Breaches, qui documente les cyberattaques commises en France, a rapporté jeudi matin que 678 437 personnes seraient concernées, incluant 392 867 particuliers et 285 570 professionnels. De plus, il a été indiqué que « le fichier serait désormais en vente pour plusieurs milliers d’euros ».
Selon le communiqué de Bercy, « les usagers concernés recevront une information individuelle précisant les données susceptibles d’avoir été consultées ou extraites et, le cas échéant, les mes de vigilance à adopter ». Une nouvelle fuite liée à la DGFiP, concernant « près de deux millions de propriétaires de biens immobiliers et fonciers en France, est revendiquée », a précisé un responsable de French Breaches.
« Le pirate affirme détenir des noms, dates de naissance, adresses, identifiants fonciers, parcelles cadastrales et informations sur les biens détenus », et avoir « toujours accès au compte DGFiP », selon French Breaches.
Une deuxième brèche, deux millions de propriétaires exposés
Bercy a souligné qu’à la suite de la revendication de l’attaque du mois de juin, « la DGFIP a immédiatement mis en œuvre de nouvelles mes de restriction permettant d’y mettre fin et de prévenir de nouveaux accès illégitimes », sans faire allusion à cette possible nouvelle fuite. « Des investigations approfondies se poursuivent afin de déterminer précisément les données et le nombre d’usagers concernés », a-t-on ajouté.
Les équipes de la DGFIP en charge des systèmes d’information sont pleinement mobilisées, en lien avec les services des ministères économiques et financiers, notamment le service du Haut fonctionnaire de défense et de sécurité (SHFDS), ainsi qu’avec l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI).
Enfin, la DGFIP notifiera l’incident à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), déposera plainte et communiquera de nouveaux éléments à me de l’avancée des investigations.
Source : La Croix



