Fuite de données aux impôts : la France arrête un « pirate chevronné »
Un jeune homme de 18 ans a été arrêté par la police française dans le cadre d’une enquête sur le piratage des données fiscales. Cette arrestation marque un tournant dans l’affaire, alors que le suspect est soupçonné d’appartenir au groupe de cybercriminels connu sous le nom de « Zerobytes ». Un second individu, un mineur de moins de 16 ans, a également été interpellé.
L’interpellation du jeune homme a eu lieu le 18 août 2026, en région parisienne. Selon le parquet de Paris, le suspect a été mis en examen deux jours après son arrestation et est actuellement en détention provisoire.
Un « pirate chevronné » à l’origine de la fuite de données
Le jeune homme, décrit comme un « pirate chevronné », est déjà connu des services de police, ayant été mis en examen à deux reprises en 2024 pour des attaques informatiques. Au moment de son arrestation, il était sous contrôle judiciaire. Les charges retenues contre lui incluent l’accès à un système de traitement automatisé de données personnelles en bande organisée, la modification et l’extraction frauduleuse de données, ainsi que le refus de remettre aux autorités la clé de déchiffrement de ses appareils. Il encourt une peine de 10 ans de prison et une amende de 300 000 euros.
Le parquet de Paris a ouvert une enquête dès le 31 juillet, suite à la réception des premières plaintes, avant même que l’attaque ne soit revendiquée. Le dossier a été confié à l’Office anti-cybercriminalité (Ofac).
Un second pirate arrêté, puis relâché
Peu après, un second suspect a été interpellé. Bien qu’il ait été placé en garde à vue, il a été relâché, le temps que les enquêteurs examinent l’ordinateur saisi lors de son arrestation.
La Direction générale des Finances publiques a signalé plusieurs violations de ses systèmes cet été, compromettant les données personnelles de plus de 700 000 contribuables. Les attaques ont été revendiquées par le groupe ZeroBytes, qui a également ciblé d’autres entités, dont l’Éducation nationale et France Travail.
Pour plus d’informations, consultez le communiqué de presse du parquet de Paris.
Source : 01net


