Budget 2027 : La FSU alerte sur l’austérité croissante dans l’Éducation nationale
Le projet de budget pour 2027, présenté par le ministère de l’Éducation nationale, confirme une tendance inquiétante : la suppression de milliers de postes et un budget de fonctionnement contraint. La Fédération Syndicale Unitaire (FSU) dénonce une logique d’austérité qui s’oppose aux ambitions affichées pour le service public d’éducation.
Depuis plus de vingt ans, l’effort de la Nation en faveur de l’éducation est en déclin. La dépense intérieure d’éducation, qui représentait 7,3 % du PIB en 2000, a chuté à 6,8 % aujourd’hui, soit une baisse d’environ 29 milliards d’euros par an. Cette réduction se traduit par une augmentation des missions confiées aux personnels éducatifs, sans création d’emplois suffisante pour y faire face. Les domaines touchés incluent l’inclusion scolaire, la lutte contre les inégalités, et la santé mentale, entre autres.
Les politiques inspirées du New Public Management ont également modifié le fonctionnement du système éducatif. Les personnels passent davantage de temps à répondre à des prescriptions et à renseigner des indicateurs, au détriment de la qualité de leur travail. Ce phénomène a entraîné une intensification du travail et une perte d’autonomie professionnelle.
La FSU insiste sur la nécessité d’un investissement accru pour garantir l’accueil de tous les élèves. Les établissements publics, tels que le CNED, Réseau Canopé, et l’ONISEP, subissent des restrictions budgétaires qui compromettent leur capacité à asr des missions essentielles. La situation du CEREQ, dont la dotation diminue, illustre cette contradiction entre les discours politiques et la réalité des moyens alloués.
La FSU affirme que l’École publique ne souffre pas d’un excès de moyens, mais d’un manque chronique d’investissement. Le choix qui se pose est celui d’une École perçue comme un coût à réduire, ou comme un investissement démocratique essentiel pour l’avenir.
Source : FSU – Conseil supérieur de l’éducation, 9 juillet 2026.
