Grève chez French Bee : des avions loués pour maintenir le programme de vols
Dénonçant une « dégradation continue des conditions de travail », les syndicats de French Bee ont appelé à la grève du 27 au 31 août. Malgré cela, la compagnie as qu’elle maintient « l’ensemble de son programme de vols ».
La compagnie aérienne French Bee, confrontée à une grève de son personnel navigant qui a débuté ce jeudi, a loué des avions pour asr son plan de vol, selon des sources syndicales. L’appel à la grève a été lancé pour cinq jours afin de protester contre des conditions de travail jugées dégradantes et des salaires insuffisants pour les hôtesses de l’air et stewards, selon les syndicats SNPNC-FO et CGT. Dans un communiqué, French Bee a confirmé le maintien de son programme de vols, sans toutefois préciser comment cela serait réalisé.
Arnaud Neyt, responsable SNPNC-FO chez French Bee, a souligné que tous les vols ne pourraient pas être assurés, mentionnant l’annulation d’un vol Paris-Los Angeles prévu vendredi. La compagnie prévoit d’acheminer les passagers via un vol de Paris-Orly à New York (Newark), suivi d’une correspondance avec Alaska Airlines.
Les syndicats ont révélé que French Bee loue des avions, ainsi que leurs équipages, à la compagnie espagnole Wamos Air pour ses liaisons transatlantiques. Selon les informations obtenues, ces affrètements coûteraient des millions d’euros sur une semaine. « Il serait moins cher de satisfaire nos revendications, puisque nos demandes ne coûteront que quelques millions. C’est ubuesque », a déploré Arnaud Neyt.
French Bee, qui dispose d’une flotte de six Airbus A350, est une filiale du Groupe Dubreuil, qui détient également Air Caraïbes. Son modèle commercial repose sur des voyages à bas coût depuis Paris-Orly vers des destinations long-courrier, notamment en Amérique du Nord et dans l’océan Indien.
La grève vise non seulement les salaires, mais également des plannings jugés trop instables et des périodes de repos insuffisantes entre les vols ou lors des escales.
Source : AFP

