Fibre Excellence : « Notre pays ne peut subir une énième délocalisation à l’étranger »
Le tribunal de commerce de Toulouse a décidé d’accorder un sursis à l’usine de pâte à papier Fibre Excellence de Saint-Gaudens, actuellement en liquidation. Cette décision permet la poursuite de l’activité jusqu’au 15 septembre. Le groupe Soprema, soutenu par la Région Occitanie, a déposé une offre de reprise, offrant un nouvel espoir pour les salariés et la filière bois. Carole Delga, présidente du conseil régional, a réagi à ces développements.
La décision du tribunal donne un nouvel élan, selon Carole Delga, qui est convaincue qu’il est encore possible de produire de la pâte à papier en France. Elle souligne que la France ne peut se permettre une nouvelle délocalisation de son appareil productif alors qu’elle importe chaque année 1 milliard d’euros de pâte à papier. « C’est désastreux pour nos emplois, notre balance commerciale et notre bilan carbone », a-t-elle déclaré.
Delga a également mentionné que le groupe Soprema a récemment déposé une garantie de 2 millions d’euros, ce qui a permis d’obtenir un délai supplémentaire jusqu’au 24 août pour finaliser l’offre de reprise. Elle a exprimé son admiration pour le courage et la mobilisation des salariés, qui continuent à se battre pour préserver leurs emplois.
Concernant l’engagement de l’État, Delga a précisé qu’elle et son équipe étaient en contact avec le gouvernement pour obtenir des garanties. Elle a insisté sur le rôle crucial de l’État en tant que « stratège industriel » pour la réindustrialisation des territoires.
La Région Occitanie a également pris des mes proactives pour sauver les deux sites en difficulté, en démarchant de nombreux acteurs économiques. Delga a annoncé que la Région était prête à mobiliser 10 millions d’euros pour soutenir la reprise et la diversification de l’activité du site, en collaboration avec l’État et d’autres partenaires financiers.
La situation reste incertaine, mais les efforts continus de la Région et la mobilisation des salariés laissent entrevoir un avenir pour l’usine de Saint-Gaudens.
Source : La Dépêche


