De plus en plus de bébés portent les noms de famille de leurs deux parents
Depuis 2005, les parents en France peuvent choisir de transmettre à leur enfant le nom du père, celui de la mère, ou leurs deux noms accolés, dans l’ordre de leur choix. Vingt ans après l’entrée en vigueur de cette réforme, le double nom progresse, bien qu’il ne soit pas encore dominant. Selon une étude de l’Insee publiée le 23 juillet dernier, 15,1 % des 644 000 bébés nés en France en 2025 portent les noms de leurs deux parents, contre 10,3 % en 2014, représentant une hausse de près de cinq points en onze ans.
Près de huit bébés sur dix portent uniquement le nom de leur père
Malgré cette évolution, la majorité des nouveau-nés continuent de recevoir uniquement le nom de leur père. En 2025, 77,9 % des bébés ont reçu uniquement le nom paternel, tandis que 6,8 % portent seulement le nom de leur mère. Dans de nombreux cas, ces derniers n’ont été reconnus que par la mère. Lorsqu’un double nom est choisi, il est souvent composé dans un ordre qui privilégie le nom du père, qui apparaît dans trois cas sur quatre.
Cette prédominance s’explique par les règles en vigueur. Lorsque les parents sont mariés, ou si le père a reconnu l’enfant avant ou au moment de la naissance, le bébé reçoit par défaut le nom de son père. En cas de désaccord, l’enfant peut porter les deux noms, classés par ordre alphabétique.
Les parents non mariés choisissent plus souvent le double nom
La situation familiale des parents influence également le choix du nom. Parmi les enfants reconnus par leurs deux parents, 21,7 % de ceux dont les parents ne sont pas mariés portent un double nom, contre seulement 7,6 % pour les couples mariés. Cette proportion augmente à 23,1 % lorsque les parents ne vivent pas ensemble, ce qui permet de marquer le lien de l’enfant avec chacun d’eux, surtout si l’enfant vit principalement avec sa mère.
Les couples de femmes se démarquent également, avec près de 60 % de leurs enfants portant les noms de leurs deux mères. Dans ces cas, le double nom est souvent utilisé pour reconnaître la filiation avec la mère non accouchante.
Le double nom est particulièrement fréquent dans le Sud-Ouest
Les choix en matière de nom varient selon les régions. Le double nom est le plus courant dans les Pyrénées-Atlantiques, où 26,9 % des nouveau-nés reconnus par leurs deux parents portent un double nom. Les Landes et les Pyrénées-Orientales suivent avec 24,7 %, et la Corse-du-Sud avec 22,8 %. Cette pratique est également plus répandue dans plusieurs territoires ultramarins, notamment en Martinique (24,2 %), en Guadeloupe (22,9 %) et à La Réunion (22 %). En revanche, le double nom est moins fréquent dans le nord et l’est de la France.
Ces chiffres de l’Insee témoignent d’une évolution progressive vers une plus grande inclusion du nom de la mère sur les actes de naissance.
Source : Insee


