Face aux odeurs de fumée des feux, les autorités rappellent les bons gestes à avoir
Alors que les fumées de l’incendie en Gironde sont perceptibles bien au-delà de la zone touchée par les flammes, de nombreux habitants s’inquiètent des risques pour leur santé. Les autorités rappellent l’importance de limiter l’exposition à la pollution de l’air et d’éviter de saturer les services de secours.
Le message des autorités est clair : sentir une odeur de fumée ne justifie pas d’appeler les pompiers. Il est demandé de ne pas encombrer les lignes d’urgence uniquement pour signaler la présence de fumées, qui sont déjà surveillées en temps réel par les services de l’État. Benoît Elleboode, directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS) Nouvelle-Aquitaine, a souligné : « On a l’expérience de ces fumées après 2022, des fumées assimilables à une pollution atmosphérique importante. »
Attention à l’aération
La principale consigne est d’éviter d’aérer son logement tant que les concentrations de particules restent élevées, afin de conserver un air intérieur le plus sain possible. L’Anses recommande de garder portes et fenêtres fermées, d’occulter les entrées d’air avec des linges humides si nécessaire et de couper temporairement les systèmes de ventilation mécanique (VMC) lorsque les fumées sont particulièrement présentes.
Les habitants sont encouragés à aérer uniquement lorsque la qualité de l’air s’améliore, en consultant les mes de qualité de l’air fournies par Atmo Nouvelle-Aquitaine. La Ville de Bordeaux relaie également ces recommandations et invite les habitants à limiter leur exposition aux fumées pendant l’épisode actuel.
La Ville de La Teste de Buch, située à proximité de l’incendie, recommande à ses habitants de « privilégier des sorties plus brèves et celles qui demandent le moins d’effort » et « d’éviter les zones à fort trafic routier, aux périodes de pointe. »
Vigilance pour les populations vulnérables
Les autorités sanitaires soulignent une vigilance particulière pour les populations sensibles, notamment les personnes âgées, les nourrissons, les femmes enceintes, ainsi que celles souffrant d’asthme ou de maladies respiratoires chroniques. L’ARS recommande le port d’un masque FFP2 pour les personnes vulnérables lorsque l’exposition aux fumées ne peut être évitée.
L’Agence nationale de sécurité sanitaire rappelle que les fumées des feux de végétation contiennent des particules fines, du monoxyde de carbone, du dioxyde de carbone et différents composés organiques volatils. Ces particules fines sont préoccupantes car elles peuvent pénétrer profondément dans les poumons.
Les personnes situées à proximité de l’incendie peuvent ressentir des symptômes d’irritation respiratoire, comme de la toux ou des essoufflements. Cependant, l’effet se fait sentir plus largement sur toute la population sous le vent d’un incendie, exposée aux fumées « pendant plusieurs heures ou plusieurs jours » selon les conditions météorologiques, précise Bruno Crestani, pneumologue.
En cas de gêne respiratoire ou de symptômes inhabituels, l’Anses recommande de consulter un médecin ou, si nécessaire, de contacter les services d’urgence. Benoît Elleboode a cependant tenu à rasr que ces fumées ne sont pas « des nuages toxiques au sens où cela pourrait créer des pathologies », bien qu’elles soient assimilables à un épisode de forte pollution atmosphérique.
Source : HuffPost.
