Festival Off d’Avignon 2026 : les huit spectacles à ne pas rater
Comment faire son choix parmi les 1780 spectacles du Off ? Cette sélection est forcément subjective et ne prétend à aucune exhaustivité.
Ubu roi : un monarque, ça Trump énormément !
L’adaptation d’Ubu roi d’Alfred Jarry par Jean-Marie Galey se distingue par son humour mordant et sa pertinence actuelle. Le spectacle débute avec des publicités vintage qui présentent le burger comme symbole de l’identité américaine. Qui pourrait incarner le nouveau père Ubu, « petit zizi, gros cul », sinon l’actuel occupant de la Maison Blanche ? Les gestes et mimiques suffisent à faire écho aux comportements surréalistes des dirigeants contemporains. Ubu croise Poutine, Zelensky, Macron, et aborde des thèmes contemporains comme le réchauffement climatique avec une touche de folie. Jean-Marie Galey, en s’appuyant sur une actualité riche, offre un antidote à la morosité.
Ubu roi, d’après Alfred Jarry, adaptation et mise en scène Jean-Marie Galey, avec Jean-Marie Galey, Jules Fabre, Mati Galey, Valentine Galey, Miglen Mirtchev, Maxence Boszormenyi, Teresa Ovidio, théâtre du Chêne noir, jusqu’au 25 juillet 2026.
La Guerre des émeus : des oiseaux et des hommes
Porté par Florent Oulkaïd et Antoine Le Frère, La Guerre des émeus raconte l’absurde histoire d’une armée australienne qui se retrouve confrontée à des émeus. Cet épisode véridique de 1932, où l’armée mobilise des hommes contre des oiseaux désarmés, est transformé en une satire corrosive et drôle. Les comédiens incarnent une multitude de personnages, rendant le spectacle à la fois touchant et critique.
La Guerre des émeus, texte et interprétation Florent Oulkaïd et Antoine Le Frère, mise en scène d’Élisa Mabit et Damien Reynal, au théâtre La Factory, salle Tomasi, jusqu’au 25 juillet 2026.
« Roberto Zucco » : voyage au bout de l’enfer
Cette pièce, mise en scène par Rose Noël, explore la vie de Roberto Zucco, un personnage nihiliste qui s’échappe d’une prison. Axel Granberger interprète ce rôle avec une intensité remarquable, tandis que la mise en scène dynamique et la musique immersive plongent le public dans un univers de violence et de désespoir. La pièce, inspirée d’un fait divers, interroge les profondeurs de la nature humaine.
Roberto Zucco, mise en scène de Rose Noël, théâtre du Girasole, jusqu’au 25 juillet 2026.
« Ne t’arrête pas de courir » : champion le jour, voyou la nuit
Inspiré de la biographie de Mathieu Palain, ce spectacle retrace la vie de Toumany Coulibaly, un athlète devenu braqueur. La mise en scène de Tristan Petitgirard met en lumière le parcours complexe de cet homme partagé entre son rêve sportif et ses choix criminels. Les performances d’Ike Zacsongo-Joseph et Kamel Isker rendent cette histoire poignante et captivante.
Ne t’arrête pas de courir, texte de Mathieu Palain, mise en scène de Tristan Petitgirard, au théâtre Actuel, jusqu’au 25 juillet 2026.
« Olympe(s) », la comédie enfiévrée et engagée
Justine Heynemann et Rachel Arditi revisitent la figure d’Olympe de Gouges, pionnière du féminisme. Cette comédie musicale, riche en tableaux musicaux et en performances inspirées, aborde des thématiques sociales importantes tout en offrant un moment de divertissement et de réflexion.
Olympe(s), à La Scala Provence, jusqu’au 25 juillet 2026.
« Le Poids de l’eau » : le droit à une seconde chance
Cette pièce met en scène la rencontre de deux hommes, Frank et Julien, dans les vestiaires d’une piscine. Le texte, riche en émotions, aborde des thèmes de solitude et de rédemption, explorant les choix de vie et les liens humains.
Le Poids de l’eau, texte d’Alexandre Testagrossa, mise en scène au théâtre La Carreterie, jusqu’au 25 juillet 2026.
« Pépée, une histoire sans chute »
Dans ce seule-en-scène, Josépha Sini évoque sa relation complexe avec sa mère, une avocate brillante mais fragile. À travers des souvenirs d’enfance, elle aborde des thématiques sensibles comme l’alcoolisme, tout en gardant un ton léger et humoristique.
Pépée, une histoire sans chute, texte de Laurène Hurst et Josépha Sini, au théâtre des Doms, jusqu’au 25 juillet 2026.
« Ma nuit à Beyrouth » : jamais sans mon passeport
Mona El Yafi et Nadim Bahsoun racontent les péripéties d’un Libanais cherchant à renouveler son passeport. Ce spectacle mêle danse et théâtre pour aborder les absurdités d’une administration corrompue, tout en évoquant l’amour et l’impuissance vis-à-vis des crises qui frappent le Liban.
Ma nuit à Beyrouth, texte et mise en scène Mona El Yafi, au Théâtre 11, jusqu’au 23 juillet 2026.
Source : Franceinfo



