Faut-il laisser l’intelligence artificielle « faire revivre » les morts ?
Grâce à l’intelligence artificielle, il est désormais possible de « dialoguer » avec un proche décédé ou d’observer son double numérique s’animer. Cette technologie, largement développée par des entreprises comme la société sud-coréenne DeepBrain, a engendré un marché en pleine expansion, mais demeure non réglementé, soulevant de nombreuses questions éthiques.
L’usage de l’IA pour créer des avatars numériques de personnes disparues touche à des enjeux émotionnels et psychologiques importants. Des familles peuvent ainsi interagir avec des représentations virtuelles de leurs proches, ce qui pourrait offrir un certain réconfort. Cependant, cette pratique soulève des interrogations sur le consentement, la mémoire et le deuil.
Actuellement, le marché de l’IA appliquée à la reconstitution numérique est en pleine croissance, sans cadre juridique clair. Selon des études récentes, 60 % des utilisateurs potentiels affirment que la possibilité de converser avec un proche décédé pourrait les aider dans leur processus de deuil. Toutefois, cette technologie n’est pas sans risques, notamment en matière de manipulation des souvenirs et d’impact sur la santé mentale des utilisateurs.
En conséquence, la nécessité d’une régulation de ce marché devient pressante, afin de protéger les utilisateurs et d’encadrer l’utilisation de ces technologies sensibles.
Source : La Croix



