Aux origines du tram mulhousien : Terminus pour l’extension des rames du tramway et du tram-train ?
Le projet de tramway à Mulhouse, initié par des études dès 1994, a vu sa première ligne prolongée le 4 juillet 2009, ajoutant 1,5 km de voie et trois nouvelles stations : Tuilerie, Saint-Nazaire et Châtaignier. Ce développement a été pensé en prenant en compte divers critères, tels que la population dans un rayon de 600 mètres et la densité de population par kilomètre de ligne. Des discussions avaient également été menées pour prolonger la ligne jusqu’au quartier Drouot, incluant des tracés reliant Kinepolis, la RD430, et d’autres rues environnantes.
Cependant, malgré l’annonce de nouvelles études pour une éventuelle extension du réseau à l’automne 2024, le projet semble avoir été repoussé à un avenir incertain. Christiane Eckert, présidente de Soléa, a exprimé son souhait de voir ces extensions réalisées plus rapidement, soulignant les défis financiers associés à de tels projets.
Les travaux de construction du tramway, qui ont débuté en 2003, ont eu un impact significatif sur les commerçants locaux, notamment en raison du déplacement des réseaux souterrains. Bien que des indemnisations aient été mises en place, de nombreux commerces, comme une épicerie fine, ont souffert pendant cette période.
Christiane Eckert a également évoqué l’importance de la communication autour du projet, notant que les Mulhousiens avaient été consultés sur divers aspects, allant de l’apparence des rames à leur couleur. Cette implication a permis une appropriation progressive du tram par la population.
Concernant le tram-train, des ambitions d’extension jusqu’à Kruth ont été évoquées, mais ces projets semblent désormais compromis, faute de financements adéquats. Le tram-train Mulhouse-Thann, qui fêtera ses vingt ans en 2030, reste une réalisation emblématique pour la ville.
Enfin, une question récurrente se pose sur l’arrêt du Parc Expo, qui ne fonctionne pas en raison d’une « erreur technique » entravant la circulation normale des rames. Ce détail souligne les défis opérationnels qui subsistent même après l’achèvement des travaux.
Source : DNA

