Consommation accrue d’aliments ultra-transformés liée à un risque accru de cancer de la prostate
Une étude récente menée par le Charles E. Schmidt College of Medicine de l’Université de Floride Atlantique révèle que la consommation d’aliments ultra-transformés (UPF) pourrait augmenter le risque de cancer de la prostate chez les hommes. Aux États-Unis, le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquemment diagnostiqué chez les hommes et se classe au deuxième rang des causes de décès par cancer, juste après le cancer du poumon.
Cette recherche, publiée dans The American Journal of Medicine, a analysé des données représentatives au niveau national provenant de 17 024 hommes américains âgés de 18 ans et plus ayant participé à l’enquête National Health and Nutrition Examination Survey (NHANES) entre 2003 et 2023. Les chercheurs ont évalué la consommation d’UPF en examinant deux rappels alimentaires de 24 heures pour chaque participant, calculant ainsi la part des calories quotidiennes provenant de ces aliments, classés selon le système NOVA.
Les résultats montrent qu’en comparaison avec les hommes du groupe ayant la consommation d’UPF la plus faible, ceux des trois groupes de consommation plus élevée présentent un risque accru de 29 % de développer un cancer de la prostate. Les hommes des deux groupes de consommation les plus élevés affichent un risque accru de 30 %. Cette association demeure significative après ajustement pour des facteurs tels que l’âge, la race, l’ethnicité, le tabagisme et le statut socio-économique.
Les auteurs de l’étude soulignent que la consommation d’UPF est en forte augmentation, représentant près de 60 % des calories ingérées par les adultes et environ 70 % de celles des enfants aux États-Unis. Ces aliments comprennent des sodas, des céréales emballées, des collations et des viandes transformées, souvent fabriqués avec des matières grasses raffinées, des sucres et divers additifs.
Les préoccupations relatives à la santé publique autour des UPF s’intensifient, car des recherches antérieures ont lié leur consommation à des risques accrus d’obésité, de maladies métaboliques, de maladies cardiovasculaires et de décès prématurés. Les chercheurs appellent à des études d’observation à grande échelle et à des essais randomisés pour approfondir cette question.
Le cancer de la prostate représente un enjeu de santé majeur, avec des estimations indiquant que plus de 333 000 hommes aux États-Unis seront diagnostiqués avec la maladie en 2026 et que plus de 36 000 en mourront.
Cette étude souligne l’importance d’encourager des choix alimentaires plus sains et de réduire la consommation d’aliments ultra-transformés, un défi complexe dans le contexte actuel de disponibilité et d’accessibilité de ces produits.
Source : The American Journal of Medicine

