Exposition Natura & Historia : Exploration des plaines d’Abraham par le Musée de la civilisation

Exposition temporaire Natura & Historia | Les cinq vies des plaines d’Abraham

Exposition temporaire Natura & Historia : Les cinq vies des plaines d’Abraham

Les plaines d’Abraham, aujourd’hui lieu de rassemblement pour festivaliers et joggeurs, possèdent un passé historique riche. Le Musée des plaines d’Abraham à Québec explore ce parcours fascinant à travers l’exposition temporaire Natura & Historia, qui se décline en cinq étapes.

Des plaines ancestrales

Avant l’arrivée des Européens en 1608, ce parc historique était constitué de plaines en friche avec des zones boisées. Selon Luc Nicole-Labrie, historien au Musée, ce territoire accueillait une faune abondante, notamment la tourte, aujourd’hui éteinte, et servait de carrefour d’échange entre plusieurs Premières Nations. Cinq de ces nations ont contribué à la fresque de l’artiste atikamekw Eruoma Awashish, en intégrant des citations dans leurs langues respectives.

L’ère des pâturages

De 1608 à 1908, le territoire des Champs-de-Bataille, comprenant les Plaines et le parc des Braves, était utilisé comme pâturage. Abraham Martin, compagnon de Samuel de Champlain, fut l’un des premiers colons à s’y installer. Ce site, par sa topographie et sa proximité avec la ville, a également été le théâtre d’affrontements majeurs durant la guerre de Sept Ans (1756-1763).

Se remémorer l’histoire

  • Le 13 septembre 1759, la bataille des plaines d’Abraham voit les troupes britanniques de Wolfe battre les Français de Montcalm.
  • Le 28 avril 1760, lors de la bataille de Sainte-Foy, les Français échouent à reprendre Québec.
  • Le 31 décembre 1775, une défense composée de miliciens francophones et de Premières Nations repousse l’Armée continentale américaine.

Entre verdure et canons

Les hauteurs de Québec ont joué un rôle crucial dans la défense de la ville, laissant des cicatrices sur le territoire. À la fin du XIXe siècle, le site abritait des usines d’armement et des casernes militaires. Entre 1945 et 1951, durant une crise du logement, des anciennes casernes ont été transformées en habitations d’urgence, connues sous le nom de « Punaiseville », où 126 familles ont trouvé refuge.

Un lieu commémoratif

En 1908, pour le tricentenaire de Québec, la Commission des champs de bataille nationaux (CCBN) est créée pour convertir le site en parc urbain. Sous la direction de Frederick G. Todd, des aménagements ont été réalisés, intégrant des sentiers et des végétaux. Ce projet, achevé en 1951, reste une référence pour l’aménagement du site.

Que restera-t-il des Plaines ?

Le Musée invite les visiteurs à réfléchir sur la vocation des lieux, tout en soulignant l’importance de leur histoire. L’exposition Natura & Historia, présentée jusqu’en janvier 2029, interroge la relation entre nature et humains, tout en mettant en avant la diversité végétale remarquable du parc.

Pour plus d’informations, consultez la page de l’exposition.

Source : Musée des plaines d’Abraham

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