Espagne envoie une commission d’inspection au consulat à Alger pour examiner le trafic de visas.

Trafic de visas : l’Espagne dépêche une commission d’inspection à son consulat à Alger

Trafic de visas : l’Espagne envoie une commission d’inspection à son consulat à Alger

Un nouveau développement a été enregistré dans l’affaire de trafic de visas au consulat d’Espagne à Alger. Après l’inculpation de trois personnes en avril dernier, trois autres employés de cette représentation diplomatique sont désormais visés par une enquête de l’Audience nationale espagnole, portant à six le nombre total de personnes impliquées dans cette affaire.

En parallèle, le ministère espagnol des Affaires étrangères a décidé d’envoyer une commission d’enquête, qui est attendue dans les prochains jours à Alger.

Selon le journal The Objective, une juge de l’Audience nationale à Madrid a informé Maua Belkacemi, secrétaire du consul Gauden Villas, ainsi que deux employés administratifs, Hocine Malek et Lylia Dricy, de leur mise en examen dans le cadre de cette enquête pour trafic présumé de visas. Les deux derniers sont de nationalité algérienne, tandis que Maua Belkacemi possède la double nationalité algérienne et espagnole. Malgré leur mise en examen, ils continuent d’exercer leurs fonctions au consulat et font partie du cercle proche du consul.

En avril, Vicente Moreno, chef de mission adjoint à l’ambassade d’Espagne à Alger, et Mohamed Boutouchent, un employé local, ont été arrêtés et mis en examen en Espagne. L’épouse de Moreno, également algérienne, a également été inculpée.

La société indienne BLS, qui gère la prise de rendez-vous pour les visas, est également impliquée dans cette affaire. L’enquête a révélé que des sociétés collaboratrices fournissant des services administratifs auraient facilité la constitution de dossiers de visas en échange de pots-de-vin, qui s’élèveraient à 25 000 euros par famille.

Une équipe d’inspecteurs du ministère espagnol des Affaires étrangères est prévue à Alger le 20 septembre pour enquêter sur le fonctionnement du consulat. Cette enquête fait suite à des communications officielles signalant un réseau de délivrance frauduleuse de visas Schengen.

Des hommes d’affaires espagnols avaient précédemment dénoncé le refus systématique de délivrer des visas de travail aux Algériens, tout en mettant en lumière l’existence d’une « structure criminelle » au sein du consulat, facilitant la délivrance de visas en échange de compensations financières.

Les victimes collatérales de cette escroquerie sont les demandeurs de visa respectant les conditions, dont les rendez-vous étaient contournés au profit de ceux qui versaient des pots-de-vin. De plus, ce système criminel s’étendait au-delà d’Alger, incluant parfois l’obtention et le maintien d’un statut de résident dans l’espace Schengen par le biais de réseaux organisés.

Source : The Objective

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