Tension entre Éric Ciotti et les organisateurs de l’ultra-trail Nice Côte d’Azur
La controverse entre le maire de Nice, Éric Ciotti, et les organisateurs de l’Ironman de Nice se poursuit. Ce samedi 2 mai, Frédéric Lenart, directeur général d’UTMB Group, a évoqué dans une interview accordée à Nice-Matin la décision de la municipalité de supprimer la subvention pour l’ultra-trail « Nice Côte d’Azur by UTMB ». Cette subvention, d’un montant de 650 000 euros, était destinée à soutenir l’événement prévu du 24 au 27 septembre.
Éric Ciotti a justifié cette coupe budgétaire par la nécessité de financer des baisses d’impôts locaux. Il a également décidé de réduire les subventions pour d’autres événements sportifs, tels que les championnats du monde d’Ironman 70.3 et l’International de pétanque.
Frédéric Lenart a précisé que ce soutien ne constituait pas une simple subvention, mais un partenariat dans le cadre d’un marché public, avec un montant net de 535 000 euros. Il a exprimé la volonté de maintenir l’événement, soulignant qu’il n’était pas envisageable d’annuler un événement de cette ampleur à ce stade.
Dans une réponse cinglante sur son compte X, Éric Ciotti a déclaré : « La fête est finie ! » Il a insisté sur le fait que la lutte contre la dilapidation de l’argent public au profit d’organisations privées n’était pas une question saisonnière.
Le président du parti UDR, proche du Rassemblement national, a exprimé des sentiments ambivalents, se réjouissant que l’Ironman 70.3 et l’UTMB se tiennent à Nice tout en critiquant leur modèle économique et les droits d’inscription jugés trop élevés.
Les Mondiaux d’Ironman 70.3, qui doivent avoir lieu les 12 et 13 septembre, sont considérés comme un événement majeur dans le domaine de l’endurance, attirant des milliers de participants internationaux. Pour cet événement, la subvention municipale initiale était de 1,6 million d’euros.
Catherine Poletti, présidente du groupe UTMB, a exprimé son choc face à cette décision, déplorant un manque de communication avec la mairie dans ce contexte de crise.
Source : HuffPost
