L’épilation laser sous la loupe d’une soignante à Balma
Efficacité, sécurité, douleur : une infirmière diplômée décrypte le laser diode avant d’ouvrir son cabinet à Balma.
Longtemps réservée au seul corps médical, l’épilation laser entre dans une nouvelle ère. Grâce au décret du 19 février 2025, les professionnels paramédicaux ont désormais la possibilité de pratiquer cette technique de photothermolyse sélective.
Ce cadre légal attire de nombreux soignants, notamment Kaitlyne Fleurquin, infirmière diplômée d’État, qui ouvrira son cabinet à Balma (Maison Sōlis) le 1er septembre.
Deux certifications
« Je me suis renseignée sur l’épilation laser car celle-ci était jusqu’à présent réservée au corps médical », explique la professionnelle. « Après mon diplôme, j’ai suivi une formation théorique obligatoire, suivie d’une seconde certification pratique. » Sur le marché des soins esthétiques, le matériel évolue vers plus de puissance et de sécurité. L’utilisation du laser diode représente une avancée significative par rapport aux méthodes traditionnelles. « L’avantage du laser diode que je propose est qu’il offre une puissance et la possibilité pour toutes les couleurs de peaux de se faire dépiler », précise l’infirmière. Cette technique cible la mélanine du poil pour détruire le follicule en phase de pousse, sans abîmer les tissus voisins. Elle permet d’éliminer « 90 % de la pilosité ».
Sécurité médicale
Face aux craintes de brûlures, l’encadrement paramédical as un niveau d’hygiène essentiel. « Être infirmière apporte une plus-value aussi bien en termes de connaissances du corps que des actions à mener face à d’éventuels effets secondaires du laser ou des contre-indications », souligne la praticienne.
Le traitement présente toutefois des contre-indications. Il est proscrit pour les femmes enceintes, les personnes épileptiques, ou sur les poils blonds et blancs. Avant chaque protocole, un bilan complet de 6 à 8 semaines est nécessaire pour évaluer le phototype et réaliser un test cutané.
L’épilation laser ne se limite pas aux femmes, elle attire également un public masculin. À terme, le coût s’avère également économique : un protocole nécessitant en moyenne 8 séances reste plus rentable que des décennies d’épilation classique à la cire. Cette alternative durable s’implante désormais au cœur du paysage paramédical balmanais.
K. Fleurquin, Maison Solis, 12 avenue Charles de Gaulle à Balma. Tél. : 07 67 79 27 06.
Source : La Dépêche.



