En Nouvelle-Calédonie, les loyalistes gagnent du terrain aux élections provinciales, mais n’atteignent pas la majorité au Congrès
La liste d’union Les Loyalistes-Le Rassemblement a remporté 24 des 54 sièges au Congrès, contre 19 lors de la précédente mandature, mais reste en deçà de la majorité absolue de 28 sièges. De leur côté, les listes indépendantistes totalisent 26 sièges, bien qu’elles soient divisées en trois groupes.
Les élections provinciales, tenues le 28 juin 2026, marquent un tournant pour les partis non indépendantistes, qui ont réussi à accroître leur représentation, mais sans atteindre la majorité nécessaire au Congrès du territoire. Selon les résultats provisoires du haut-commissariat, le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) détient 16 sièges, l’UNI-Palika 7 et la Dynamique autochtone 3. L’Éveil océanien (EO), un parti fondé en 2019 pour représenter les Wallisiens et Futuniens, a également quatre élus, lui conférant un rôle d’arbitre potentiel.
Ce scrutin est marqué par l’effondrement des listes non indépendantistes modérées, qui n’ont pas réussi à franchir le seuil de 5 % des voix pour obtenir des sièges, ce qui a nui à l’union Les Loyalistes-Le Rassemblement dans un climat politique tendu, exacerbé par les émeutes de mai 2024.
Environ 192 500 électeurs étaient appelés à renouveler les 76 conseillers des trois provinces – Sud, Nord et des Îles calédoniennes – dont 54 siègent ensuite au Congrès. L’absence d’une majorité claire signifie que des négociations pour former une coalition et élire un nouveau président de l’institution sont désormais inévitables.
Source : Franceinfo
