Élection présidentielle : Marine Le Pen exclut une campagne avec un bracelet électronique
À quelques jours de la décision de la cour d’appel de Paris, Marine Le Pen a déclaré qu’elle ne serait pas en me de mener sa campagne présidentielle si elle devait porter un bracelet électronique. Le jugement concernant son procès pour détournement de fonds européens sera rendu le 7 juillet.
Lors d’une interview sur LCI, la présidente du Rassemblement national a affirmé : « Ce ne sera pas possible » de faire campagne dans ces conditions. Elle a précisé qu’une candidature à la présidentielle nécessitait une liberté totale de mouvement, ce qui ne serait pas le cas avec un dispositif de surveillance électronique.
Marine Le Pen a également souligné qu’elle ne souhaitait pas « dépendre d’un magistrat pour (l)’autoriser à aller faire un meeting à Romorantin ou aller sur un marché à Hénin-Beaumont ».
Contexte juridique
Le jugement du 7 juillet sera déterminant pour son avenir politique. En première instance, elle avait été condamnée à deux ans de port de bracelet électronique et cinq ans d’inéligibilité. En appel, le parquet a requis une peine de quatre ans d’emprisonnement, dont trois avec sursis, ainsi qu’une amende de 100 000 euros et cinq ans d’inéligibilité.
Le procès concerne des assistants parlementaires du RN, accusés d’avoir été rémunérés par des fonds européens pour des activités bénéficiant exclusivement au parti et non à l’Union européenne.
Conclusion implicite
La décision de la cour d’appel pourrait non seulement affecter sa situation judiciaire, mais également sa capacité à participer pleinement à la campagne présidentielle.
Source : LCI
