Édouard Philippe rapproche la droite et le centre pour la Présidentielle 2027, Retailleau refuse.

Présidentielle 2027 en France: Édouard Philippe tend la main à la droite et au centre, Retailleau décline

Édouard Philippe tend la main à la droite et au centre, Retailleau décline

Édouard Philippe a réuni mardi 8 septembre à Paris son premier comité politique de campagne, en présence de plusieurs ministres ralliés à sa candidature, tels que Gérald Darmanin et Maud Bregeon, ainsi que l’ancien Premier ministre de droite Jean-Pierre Raffarin et la sarkozyste Nathalie Kosciusko-Morizet. Lors de cette rencontre, il a proposé de former un comité pour rassembler les différents acteurs politiques, avec un premier rendez-vous prévu début novembre. Bruno Retailleau, cependant, a d’ores et déjà décliné cette invitation.

Philippe a affirmé qu’il est actuellement le mieux placé dans les sondages et qu’il lui revient de prendre l’initiative en tendant la main à ses concurrents, notamment Gabriel Attal et Retailleau. Il a annoncé son intention d’inviter tous les responsables politiques à se rencontrer pour discuter des points de convergence entre leurs partis. Son objectif est de rassembler plutôt que de mettre en avant les divergences, notamment face à des figures comme Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen.

Gabriel Attal, pour sa part, avait proposé avant l’été un comité de liaison entre les partis du bloc central, sans inclure Les Républicains (LR). Philippe cherche à dynamiser le mouvement en créant également des comités de soutien locaux sous l’intitulé « Avec Édouard ». Il n’a pas mentionné Horizons, son parti dont il prévoit de quitter la présidence après les sénatoriales, afin de renforcer sa crédibilité dans cette démarche de rassemblement.

Cependant, Retailleau a rapidement rejeté l’invitation de Philippe, qualifiant la réunion de « macroniste entre macronistes ». Attal a également mis l’accent sur la nécessité de discuter des propositions concrètes pour les Français avant de se concentrer sur le rassemblement. David Lisnard, un autre candidat à la présidentielle, a comparé cette initiative à un « arrangement entre notables », tandis que François Bayrou, président du Modem, a jugé qu’aucun candidat ne peut se prévaloir d’une légitimité suffisante pour convoquer les autres familles politiques.

Philippe se positionne donc comme celui qui fait « le premier pas », tentant d’exercer une pression sur ses concurrents, dans un contexte où les électeurs semblent de plus en plus préoccupés par la perspective d’un second tour.

Source : RFI

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