À la tête de l’agence sanitaire américaine, Donald Trump choisit une pro-vaccins face à Kennedy
Donald Trump a nommé la docteure Erica Schwartz pour diriger les Centers for Disease Control and Prevention (CDC), un choix qui pourrait marquer un tournant dans la gestion de la santé publique aux États-Unis. Si sa nomination est confirmée par le Sénat, elle deviendrait la quatrième cheffe de l’agence en un peu plus d’un an, dans un contexte de crise de gouvernance au sein de l’institution.
Les CDC ont été confrontés à une instabilité de direction, des tensions sur la politique vaccinale et une perte de confiance du public. Dans un message sur sa plateforme Truth Social, Trump a qualifié Erica Schwartz de « star », soulignant son expérience en tant qu’ancienne chirurgienne générale adjointe durant son premier mandat.
Erica Schwartz est reconnue pour son soutien aux vaccins, qu’elle considère comme essentiels à la prévention des maladies. Elle détient plusieurs diplômes en génie biomédical, médecine, santé publique et droit, et a été saluée par des experts comme un profil « ancré dans la science ». Toutefois, sa nomination a suscité des critiques, notamment de la part de proches de Robert Kennedy Jr., qui ont mis en avant son rôle dans des programmes de vaccination.
En parallèle, Trump a nommé trois autres responsables pour stabiliser l’agence : Sean Slovenski comme directeur des opérations, Jennifer Shuford comme directrice médicale, et Sara Brenner comme conseillère principale en santé publique. Ces nominations visent à restaurer la confiance dans une institution fragilisée par des coupes budgétaires et des attaques répétées.
Cette décision intervient alors que Robert Kennedy Jr., secrétaire à la Santé, défend des positions controversées sur les vaccins, remettant en cause certaines recommandations du CDC. La nomination de Schwartz pourrait être interprétée comme un effort de Trump pour équilibrer les attentes de ses partisans tout en se distanciant des controverses entourant Kennedy.
À l’approche des élections de mi-mandat, Trump cherche à rasr les électeurs, notamment ceux favorables à une approche classique de santé publique, tout en maintenant le soutien de sa base électorale.
Source : L’Express
