Colombie : Enjeux sécuritaires et victoire de la droite radicale
Les élections présidentielles colombiennes du 21 juin 2026 ont abouti à l’élection d’Abelardo de la Espriella, candidat de la droite radicale, qui a remporté 49,7 % des voix, contre 48,7 % pour son adversaire de gauche, Ivan Cepeda. L’écart étant très mince, des recours de la part de la gauche sont envisageables. Ivan Cepeda a d’ores et déjà exprimé son refus de reconnaître la victoire de De la Espriella.
Ce scrutin a mis en lumière l’essor d’un outsider, dont la montée en puissance soulève des questions pour la gauche colombienne et latino-américaine. Les enjeux sécuritaires, exacerbés par la criminalisation croissante de certaines régions, ont favorisé l’ascension d’une droite considérée comme plus musclée. Ce phénomène n’est pas isolé, ayant été observé récemment au Salvador, en Équateur, en Argentine et au Chili.
L’insécurité touche particulièrement les populations les plus vulnérables, qui constituent une part essentielle de l’électorat de la gauche. Bien que la Colombie ait beaucoup évolué depuis les conflits de La Violencia dans les années 1950, elle demeure confrontée à des défis majeurs. Actuellement, la Colombie est la troisième ou quatrième économie d’Amérique latine, après le Brésil et le Mexique, avec 83 % de ses 53 millions d’habitants vivant en milieu urbain.
Malgré ces avancées, la production et le trafic de cocaïne, ainsi que la prolifération de groupes criminels, révèlent des dysfonctionnements structurels persistants au sein de la société colombienne.
Source : Élections présidentielles colombiennes, 2026.
