Doctolib et l’IA : Ce que l’on sait sur l’utilisation de nos données personnelles
Un mail intitulé « Doctolib s’engage dans la recherche pour améliorer la santé » a suscité des inquiétudes parmi les 50 millions d’utilisateurs du service de réservation de rendez-vous médicaux. Envoyé à partir du 8 juillet, ce message annonce une collaboration avec l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria), l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et l’Université Paris Cité, à partir d’août 2026, pour un projet visant à « améliorer les parcours de soins grâce à l’intelligence artificielle ».
Contexte factuel
Le projet de recherche a immédiatement attiré l’attention des médias, qui ont publié des articles détaillant comment les utilisateurs pourraient s’opposer à l’utilisation de leurs données. Des experts en technologie ont également averti sur les réseaux sociaux que les utilisateurs de Doctolib n’ayant pas coché une case spécifique avant la fin du mois pourraient voir leurs données de santé transférées à une intelligence artificielle.
Données ou statistiques
Doctolib a précisé que le projet sera dirigé par une chercheuse de l’Inria, qui étudiera comment l’intelligence artificielle peut aider à mieux anticiper certains risques en se basant sur l’historique médical des patients. Les données qui pourraient être utilisées incluent les antécédents médicaux, les diagnostics et les ordonnances. Seules les données des patients majeurs seront utilisées, et celles-ci seront conservées pendant cinq ans.
La méthodologie de recherche appliquée par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) stipule que seules les données strictement nécessaires seront collectées. Les données personnelles ne seront pas anonymisées, mais « pseudonymisées », ce qui signifie qu’elles ne seront pas directement identifiables.
Conséquence directe
Les utilisateurs peuvent s’opposer à l’utilisation de leurs données via un formulaire sur le site de Doctolib. Cependant, si aucune opposition n’est formulée avant le lancement du projet, leurs données pourraient être utilisées dans le cadre de cette recherche. Cette opposition n’affectera pas leur capacité à utiliser la plateforme pour réserver des rendez-vous médicaux.
Source : Franceinfo
