Divorce alpin : un phénomène controversé dans le débat public
L’expression « divorce alpin » a récemment fait son apparition dans le débat politique français, suite aux dénonciations de l’eurodéputée de La France insoumise, Emma Fourreau. Plusieurs témoignages de femmes abandonnées en pleine randonnée par leur compagnon ont suscité une vive polémique.
Depuis quelques mois, le terme « alpine divorce » a été largement relayé sur les réseaux sociaux, désignant les situations où une personne abandonne son partenaire lors d’une sortie en montagne. Cette notion, inspirée d’une nouvelle de Robert Barr publiée en 1893, a refait surface en 2026, alimentée par des récits de femmes laissées seules, souvent épuisées ou dépourvues de matériel essentiel.
Un cas tragique en Autriche
Le cas le plus marquant de « divorce alpin » s’est produit en janvier 2025, lorsqu’une femme de 33 ans est décédée de froid sur le Grossglockner, le sommet le plus élevé d’Autriche. Son compagnon, plus expérimenté, a été reconnu coupable d’homicide par négligence après avoir abandonné sa compagne épuisée et désorientée à proximité du sommet. Il a été condamné à cinq mois de prison avec sursis et à une amende.
Les comportements dénoncés
Emma Fourreau a souligné que ces abandons seraient de plus en plus fréquents et les a qualifiés de forme de violence conjugale. Elle a rapporté des cas où des femmes se retrouvaient seules, sans eau, nourriture, carte ou GPS. Les témoignages se multiplient, bien que aucune étude officielle ne confirme une augmentation de ces incidents.
Réactions dans le débat public
La question a également été abordée par des personnalités médiatiques comme Sophia Aram, qui a critiqué les attitudes de certains hommes dans ce contexte. Les réactions des internautes varient, certains considérant que ces dénonciations renforcent des stéréotypes sur la capacité des femmes à gérer des randonnées.
Conclusion
Le phénomène du « divorce alpin » soulève des questions importantes sur les comportements en montagne et la sécurité des randonneurs. Si des témoignages existent, le manque de données statistiques officielles rend difficile l’évaluation de l’ampleur de ce problème.
Source : Le Figaro, La Dépêche.



