Les guêpes disparaissent cet été, et les scientifiques s’inquiètent
L’été 2026 ne ressemble pas aux précédents, avec une absence notable de guêpes observée dans de nombreuses régions. Ce phénomène a suscité des préoccupations parmi les biologistes, notamment ceux spécialisés dans l’étude des guêpes, qui notent une rareté inquiétante de ces insectes, essentiels pour les expériences scientifiques.
Traditionnellement, les guêpes sont plus actives par temps chaud, leurs colonies croissant rapidement et attirant souvent l’attention des médias avec des histoires de « fléaux de guêpes ». Cependant, cette année, les récits de guêpes sont rares, même les professionnels de la lutte antiparasitaire signalant une année calme, avec peu de demandes pour l’enlèvement de nids.
Bien que des données quantitatives soient encore attendues du Big Wasp Survey, la seule enquête nationale de suivi des guêpes, les signes actuels ne sont pas encourageants. Si la tendance se confirme, cela soulève des inquiétudes, car les guêpes jouent un rôle crucial dans les écosystèmes en tant que contrôleurs des nuisibles, pollinisateurs et décomposeurs.
Le printemps 2026 a débuté sous de bons auspices pour les guêpes, avec des reines émergentes de l’hibernation pour fonder de nouveaux nids. Toutefois, des conditions climatiques extrêmes, notamment des vagues de chaleur sans précédent suivies de jours frais et humides, pourraient avoir entraîné l’abandon ou la mort de nombreuses reines, réduisant ainsi la population initiale.
Les guêpes, bien que considérées comme résilientes face aux conditions climatiques extrêmes, pourraient être vulnérables aux températures élevées. Leur tolérance thermique, ou « critical thermal maximum » (CTmax), est estimée à environ 45°C, ce qui les rend sensibles aux températures de surface élevées observées cet été.
En outre, un autre constat préoccupant est la taille réduite des guêpes observées. Leur taille adulte dépend de la qualité et de la quantité de nourriture reçue durant leur développement larvaire. Les guêpes observées cette année semblent plus petites, possiblement en raison d’une nutrition insuffisante ou des effets de la chaleur sur leur développement.
Les scientifiques encouragent le public à partager leurs observations de guêpes, afin de mieux comprendre ces insectes essentiels. Des initiatives comme le « Wasp Picnic Survey 2026 » visent à recueillir des données sur leur comportement et leur alimentation.
Les guêpes, bien qu’irritantes pour certains, sont vitales pour l’équilibre des écosystèmes. Leur diminution pourrait avoir des répercussions sur la biodiversité et la santé des écosystèmes.
Source : The Conversation

