Refus d'entrer, tarifs différents, propos discriminants. Les établissements de la Côte d'Azur et de Marseille à nouveau testés par SOS Racisme

Refus d’entrée et discrimination tarifaire : SOS Racisme alerte sur la Côte d’Azur et à Marseille

Ce 28 juillet, SOS Racisme a dévoilé les résultats d’une opération de testing menée sur la Côte d’Azur. L’enquête révèle que les groupes perçus comme noirs et arabes sont plus souvent refusés dans les établissements de nuit et sur les plages privées que les groupes de personnes blanches, des pratiques qui sont illégales.

Une vaste opération de testing a été réalisée par SOS Racisme le week-end du 25 juillet sur le littoral méditerranéen, notamment à Antibes et Nice. Les résultats montrent une persistance de pratiques discriminatoires. Au total, 23 plages privées ont été testées, dont 11 à Antibes et Nice. Par exemple, à la Grande-Motte, des groupes perçus comme noirs et blancs ont pu obtenir des transats au premier rang, tandis qu’un groupe perçu comme arabe s’est vu proposer des transats au troisième rang. À Antibes, un autre établissement a refusé l’entrée à des groupes perçus comme noirs et arabes, alors qu’un groupe blanc a été accepté.

Globalement, un test sur six a mis en évidence une discrimination sur les plages privées, tandis qu’un test sur trois a révélé des pratiques discriminatoires dans les établissements de nuit. À Nice, un groupe perçu comme noir a été invité à payer 200 euros, alors qu’aucun tarif n’a été mentionné pour un groupe perçu comme arabe, qui a finalement pu entrer après une remarque stigmatisante : « Pas de bagarre ce soir ». Bien que tous les groupes aient été admis, cette situation témoigne d’un accueil différencié fondé sur des préjugés racistes, selon l’association.

À Marseille, des tests similaires ont révélé que les groupes perçus comme noirs et arabes étaient également refusés au motif qu’ils n’étaient pas des habitués, alors qu’un groupe blanc a été accepté.

SOS Racisme souligne que ces cas illustrent la diversité des mécanismes discriminatoires, incluant refus d’entrée, tarifs différents et propos stigmatisants. Dans un communiqué, l’association appelle les pouvoirs publics à agir et annonce son intention de déposer plainte, évoquant une recrudescence des actes et crimes racistes en France.

En France, la discrimination raciale est strictement interdite et punie par la loi, avec des amendes pouvant atteindre 45 000 euros, et jusqu’à 75 000 euros en cas de circonstances aggravantes. Les peines de prison peuvent aller d’un à cinq ans selon la gravité des faits.

Depuis 2019, SOS Racisme effectue des tests dans les établissements pendant l’été. En janvier dernier, une enquête sur des agences immobilières avait également mis en évidence des discriminations à l’égard de certains locataires.

Source : SOS Racisme.

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