Dialogue national à Kinshasa annoncé sans Kabila ni M23, tensions politiques persistantes.

À la Une: un dialogue national annoncé « sans Kabila ni M23 » - La Une de la presse cette semaine à Kinshasa

Dialogue national en RDC : Tshisekedi exclut Kabila et M23

Le président congolais, Félix Tshisekedi, a annoncé le lancement d’un dialogue national qui se déroulera sans la participation de Joseph Kabila et du mouvement rebelle M23. Ce processus débutera par des consultations dans les 26 provinces du pays, pour une durée maximale de trois mois, avant de se poursuivre à Kinshasa.

Les lignes rouges fixées par Tshisekedi incluent l’absence de groupes armés, le refus de partager le pouvoir et l’exclusion de toute médiation étrangère. Cette décision a déjà suscité des réactions vives au sein de l’opposition. Des figures comme Martin Fayulu demandent la participation de Kabila et du M23, tandis que Delly Sesanga critique le caractère exclusif du dialogue, et Moïse Katumbi exprime sa méfiance.

Ce dialogue, jugé risqué par certains observateurs, pourrait avoir des difficultés à produire des solutions durables à la crise congolaise. Selon le quotidien Le Phare, cette initiative se distingue par son approche, où la parole doit émaner des provinces pour remonter vers la capitale. Institutions, partis politiques, confessions religieuses et organisations de la société civile sont appelés à contribuer au diagnostic.

Par ailleurs, le quotidien Forum des As souligne que le président n’a pas encore fixé de date précise pour le début des consultations provinciales. La distinction entre ce dialogue national et les discussions militaires en cours à Doha avec le M23 est également mise en avant, Tshisekedi précisant que les questions militaires doivent être traitées séparément.

En parallèle, Kinshasa a suspendu les activités académiques dans onze établissements publics à Goma et Bukavu, contrôlés par le M23, en raison de préoccupations sécuritaires. Cette décision a été critiquée par l’opposition et la société civile, qui craignent des conséquences sur l’éducation des étudiants.

Enfin, la chanteuse Rebo Tchulo a été condamnée à douze mois de servitude pénale avec sursis pour incitation de militaires à des actes contraires à la discipline, mais pourra poursuivre ses activités artistiques.

Source : Congo Nouveau, Le Phare, Forum des As, Le Journal, EcoNews, La Tempête des Tropiques

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