Deux journalistes français arrêtés au Togo depuis fin juillet
Deux ressortissants français, des réalisateurs travaillant pour une société de production française, ont été arrêtés au Togo le 27 juillet, selon le ministère français des Affaires étrangères. Cette information a été confirmée par des médias locaux.
Le Quai d’Orsay a indiqué que les deux journalistes font actuellement l’objet d’une information judiciaire conduite par un juge d’instruction. À ce jour, ils ont pu recevoir trois visites consulaires. Les services du ministère, tant à Paris qu’à Lomé, sont mobilisés pour s’asr de leurs conditions de détention, de leur état de santé et du respect de leurs droits à la défense. L’ambassade et le Bureau de la protection des détenus à Paris sont en contact régulier avec leur avocat, leur employeur et leurs familles.
D’après des sources locales, les journalistes réalisateurs étaient en train de réaliser une production destinée à France Télévisions.
Contexte factuel
Le Togo, petit pays côtier d’Afrique de l’Ouest, est dirigé depuis 2005 par Faure Gnassingbé, successeur de son père, qui a exercé le pouvoir pendant 38 ans. Depuis fin 2021, l’extrême nord du pays est confronté à des incursions de jihadistes en provenance du Burkina Faso, ce qui a conduit le gouvernement à instaurer un état d’urgence dans cette région.
Les médias français Radio France internationale et France 24 ont été interdits d’antenne en juin 2025 pour trois mois, accusés d’avoir diffusé des informations jugées inexactes et tendancieuses suite à des manifestations critiques envers le pouvoir. Ces médias ne peuvent toujours pas émettre.
Données ou statistiques
Le Togo se classe 97ème sur 180 pays dans le classement annuel de la liberté de la presse établi par Reporters Sans Frontières (RSF). Bien que le pays dispose d’un grand nombre de médias, l’indépendance des journalistes y est souvent compromise par le contexte politique.
Conséquence directe
La situation des journalistes français au Togo soulève des inquiétudes quant à la liberté de la presse et aux droits des travailleurs des médias dans le pays.
Source : AFP



