Metal spheres found in Australia show how little we still know about falling space debris, experts say

Des sphères métalliques trouvées en Australie révèlent notre ignorance sur les débris spatiaux, selon des experts

Une fois de plus, l’Australie est confrontée à une augmentation apparente des débris spatiaux. En juillet dernier, l’Agence spatiale australienne a rapporté que des objets récupérés, surnommés « boules de l’espace », sont probablement des réservoirs de pression provenant d’un véhicule de lancement spatial. Six pièces sphériques de débris ont été découvertes dans la petite communauté balnéaire de Forrest Beach, près d’Ingham. Les équipes du département des pompiers du Queensland ont réagi rapidement pour aider les agences partenaires suite à la découverte de ces objets potentiellement dangereux. Des équipes scientifiques ont sécurisé plusieurs de ces objets, établissant une zone d’exclusion de 50 mètres autour d’eux pour garantir la sécurité du public. La nature et l’origine des débris sont encore en cours d’investigation.

Cet incident s’inscrit dans un héritage indésirable de l’Australie, souvent considérée comme le « bouc émissaire » des restes spatiaux, ayant déjà subi la chute de débris de la station spatiale Skylab en 1979, d’un morceau du vaisseau SpaceX Dragon en Nouvelle-Galles du Sud en 2022, et d’un réservoir de pression provenant d’un booster indien à Perth en 2023.

L’Agence spatiale australienne a établi une procédure en trois étapes à suivre en cas de découverte de débris spatiaux : ne pas manipuler les objets, contacter les autorités locales et notifier l’Agence spatiale australienne. Si un objet est confirmé comme étant un débris spatial, le gouvernement australien a l’obligation mondiale de notifier l’autorité de lancement de sa découverte.

Marlon Sorge, directeur exécutif du Centre pour les études des débris orbitaux et de rentrée de l’Aerospace Corporation, a déclaré que les sphères métalliques retrouvées sont souvent fabriquées en titane, un matériau qui résiste bien à la réentrée. Ces objets se décélèrent plus rapidement et, une fois au sol, sont plus reconnaissables que d’autres débris. Sorge a également souligné que des comportements plus responsables de la part des agences spatiales pourraient réduire ces préoccupations.

Michelle Hanlon, directrice exécutive du Centre pour le droit de l’air et de l’espace à l’Université du Mississippi, a noté que les objets en orbite basse passent au-dessus de la majorité de la planète, et que la zone de réentrée non contrôlée peut varier de plusieurs milliers de kilomètres. Elle a ajouté que le nombre croissant de débris est le reflet de l’augmentation des lancements spatiaux, et non nécessairement d’une diminution de la sécurité.

Cette situation rappelle que les activités spatiales ne se terminent pas avec un lancement, mais que la gestion des débris en fin de vie est désormais une partie essentielle des opérations spatiales responsables.

Source : Space.com

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