L’Afrique du Sud innove dans le partage éthique des bénéfices en recherche génomique
L’Afrique du Sud se positionne à l’avant-garde de l’intégration du partage éthique des bénéfices dans la recherche génomique grâce à une prise de décision dirigée par la communauté. Lors du Congrès Mondial de Bioéthique (WCB) qui s’est tenu à Johannesburg du 8 au 10 juillet, Ngoni Ngwarai, directeur adjoint des systèmes et opérations à l’Unité de recherche sur la santé publique et les transitions sanitaires SAMRC/Wits (Agincourt), a présenté une feuille de route opérationnelle destinée aux chercheurs, universités, bailleurs de fonds et partenaires industriels. Cette initiative vise à traduire les principes éthiques en actions concrètes.
Cette approche novatrice permet de diriger 10 % des budgets de recherche vers des bénéfices choisis par les communautés concernées, renforçant ainsi leur implication et leur bénéfice direct des projets de recherche.
L’importance de cette démarche réside dans son potentiel à transformer les relations entre les chercheurs et les communautés, en s’assurant que ces dernières soient non seulement informées, mais également actrices des décisions qui les touchent.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte où la recherche génomique soulève des questions éthiques complexes, notamment en matière de consentement éclairé et de propriété des données.
Les résultats de cette approche pourraient avoir des implications significatives pour le modèle de recherche en Afrique du Sud et au-delà, en établissant un nouveau standard pour l’engagement communautaire dans la recherche scientifique.
Source : World Congress of Bioethics (WCB).
