Les aveux de Cédric Jubillar sont-ils une stratégie pour réduire sa peine ?
Cédric Jubillar, accusé du meurtre de son épouse Delphine, a récemment fait appel de son verdict et devrait être rejugé à Toulouse le 21 septembre prochain. Ses aveux, ainsi que la découverte d’ossements dans le Tarn, suscitent des interrogations sur la sincérité de ses déclarations et sur une éventuelle stratégie visant à alléger sa peine.
En première instance, Cédric Jubillar a été condamné à 30 ans de réclusion. Son avocat, Me Pierre Debuisson, estime que les nouveaux éléments pourraient retarder le procès. Il souligne que « tous les actes qu’il y a à accomplir » rendent difficile le maintien de l’audience en septembre, affirmant que cela serait « contraire à la tenue d’un procès équitable ».
Cependant, certains proches de la victime contestent cette position. Me Philippe Pressecq, l’avocat de la cousine de Delphine, estime que le dossier est complet et qu’un jugement pourrait être rendu en septembre.
Cédric Jubillar a reconnu sa responsabilité dans la mort de son épouse, avançant une version d’accident survenue lors d’une dispute. Selon Me Isabelle Steyer, avocate spécialisée dans les féminicides, ces aveux pourraient être une manœuvre destinée à influencer les jurés. Elle souligne l’incertitude des expertises sur les ossements, affirmant que « le résultat est extrêmement aléatoire ».
Si la cour d’appel retient la version d’une mort accidentelle, la peine maximale pourrait être réduite à 20 ans de réclusion.
Source : Franceinfo