Le prix du pétrole atteint des niveaux pré-conflit alors que les flux pétroliers reprennent dans le Golfe
Le prix du pétrole brut a franchi un cap significatif, tombant sous la barre des 72,48 dollars le baril (63,70 euros) pour la première fois depuis le début du conflit en Iran. Ce seuil correspond au niveau des prix observés avant les premiers bombardements américains et israéliens sur le pays, survenus fin février.
Selon le Financial Times, cette baisse des prix s’explique par la reprise des flux pétroliers dans le Golfe. Le jeudi 25 juin, le baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale, a été évalué à 72,44 dollars. De son côté, le West Texas Intermediate (WTI), référence américaine, a chuté à moins de 71 dollars le baril, se rapprochant également de son prix d’avant-guerre.
Le quotidien britannique souligne qu’après avoir atteint un pic de 126 dollars le baril en mars, les prix ont connu une tendance baissière constante. Les analystes estiment que cette évolution est le résultat d’un consensus parmi les opérateurs, qui anticipent que les États-Unis ne prolongeront pas un conflit aux conséquences économiques potentiellement désastreuses.
En parallèle, plus d’un milliard de barils sont actuellement bloqués dans le Golfe, ce qui souligne l’impact des tensions géopolitiques sur le marché pétrolier. Si les cours continuent de diminuer, cela pourrait être attribué aux avancées dans les négociations de paix entre Washington et Téhéran, bien que des déclarations contradictoires persistent.
Source : Financial Times.
