Un devoir de mémoire : des tatouages pour honorer les déportés à Carnoux-en-Provence
Le matricule A-5503, symbole des atrocités de la déportation, a été gravé à jamais sur l’avant-bras de Joseph Marcos, en mémoire de sa mère, Renée-Louise Marcos, survivante d’Auschwitz. Neuf jours après son décès, Joseph, accompagné de ses deux fils, Lionel et Williams, a décidé de se faire tatouer ce numéro dans un salon de tatouage à Carnoux-en-Provence, le 16 juillet.
Raconter et transmettre l’histoire des déportés
Joseph Marcos, âgé de 74 ans, explique que ce tatouage est bien plus qu’un simple souvenir. Il représente un engagement envers la mémoire des victimes de la déportation. « C’est mon premier tatouage et ce sera mon dernier », confie-t-il, encore marqué par la perte de sa mère. Il se rappelle avoir promis à Renée-Louise : « Maman, le jour où tu t’en vas, je ferai ton tatouage. »
Ce geste s’inscrit dans un contexte plus large, celui de la mémoire collective des atrocités commises durant la Seconde Guerre mondiale. Entre 1940 et 1945, la déportation des Juifs dans les camps de concentration nazis a causé la mort de cinq à six millions de personnes, selon les historiens. Joseph Marcos souligne l’importance de ce tatouage pour le devoir de mémoire, notant qu’il existe encore des personnes qui ignorent la signification de ces numéros tatoués sur le bras des déportés.
Conclusion
Cette initiative familiale met en lumière le besoin urgent de transmettre l’histoire des déportés, afin de préserver la mémoire des victimes et de sensibiliser les générations futures aux conséquences tragiques de la haine et de l’intolérance.
Source : La Provence
