Les cellules utilisent une molécule peu connue pour se protéger contre la surcharge en fer
Des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) ont découvert que les cellules comptent sur des molécules appelées polyamines pour se prémunir contre les effets nocifs d’un excès de fer. Cette découverte, publiée le 14 août dans la revue Cell, révèle que les polyamines agissent comme des « casiers de stockage » pour le fer, maintenant ce métal dans un état non réactif jusqu’à ce que les cellules en aient besoin.
Le fer est essentiel pour la production d’énergie, le transport de l’oxygène et de nombreuses réactions chimiques vitales. Cependant, lorsqu’il est présent en excès, il peut provoquer des réactions destructrices qui endommagent l’ADN, les protéines et les membranes cellulaires.
Les chercheurs, dirigés par Ankur Jain, professeur associé de biologie au MIT, et Whitney Henry, professeur assistant de biologie, ont également inclus Pushkal Sharma, doctorant, dans leur étude. Ils ont utilisé une approche génétique à grande échelle pour examiner les processus cellulaires affectés par des variations des niveaux de polyamines. Ils ont constaté qu’une protéine nommée GPX4 devient essentielle lorsque les niveaux de polyamines sont réduits, protégeant les cellules des réactions chimiques nuisibles.
En développant un nouveau capteur fluorescent, les chercheurs ont pu mer le fer réactif dans les cellules vivantes. Ils ont observé qu’une diminution des polyamines était corrélée à une augmentation du fer chimiquement réactif, confirmant ainsi le rôle protecteur des polyamines.
Ces résultats pourraient avoir des implications significatives pour le traitement du cancer, car les cellules cancéreuses dépendent souvent de niveaux élevés de polyamines pour leur croissance rapide. De plus, des mutations dans les gènes régulant les polyamines sont liées à des formes rares de la maladie de Parkinson, qui présentent également des niveaux de fer anormalement élevés dans le cerveau.
Cette recherche ouvre de nouvelles voies pour comprendre les mécanismes biologiques sous-jacents à ces maladies et pourrait conduire à des traitements plus efficaces à l’avenir.
Cette étude a été soutenue par des subventions des National Institutes of Health, de la Bumpus Foundation et des Pew Charitable Trusts.
Source : MIT News



