Les dépenses et recettes des administrations publiques en 2025
Les dépenses et recettes des administrations publiques en 2025, comme chaque année, sont présentées sous une forme simplifiée, visant à se rapprocher des flux monétaires effectifs. Cela implique la suppression de la plupart des flux imputés de la comptabilité nationale. Par exemple, la quasi-totalité des productions non marchandes (P13) résultent d’imputations de production qui ne correspondent pas à un flux monétaire. Dans les tableaux de dépenses et recettes, ces productions imputées sont éliminées.
Ces tableaux permettent une quantification en flux réels des évolutions économiques. La suppression des flux imputés affecte de manière équivalente les ressources et les emplois, rendant le solde de ces tableaux strictement égal à la capacité ou besoin de financement (B9NF) des comptes nationaux pour le secteur des administrations publiques.
Conformément aux préconisations du système européen des comptes 2010 (SEC 2010), trois flux imputés sont toutefois conservés : les cotisations sociales imputées, la production pour emploi final propre et les crédits d’impôts restituables. Ces éléments sont maintenus pour garantir une me comparable du coût du travail entre pays et pour suivre la règle du SEC 2010 concernant l’enregistrement des crédits d’impôts.
Les prélèvements obligatoires des administrations publiques et des institutions communautaires
Le montant des prélèvements obligatoires en 2025 correspond à la somme des recettes d’impôts et de cotisations sociales perçues par les administrations publiques et les institutions européennes, après déduction des impôts et cotisations non recouvrables ainsi que des crédits d’impôts.
Les prélèvements obligatoires sont souvent exprimés en points de PIB, représentant le rapport entre ces prélèvements et le produit intérieur brut, ce qui donne lieu à ce que l’on appelle le « taux de prélèvements obligatoires ».
Les impôts sur les produits (D21) incluent les impôts dus par unité de bien ou de service produite ou échangée, tels que la taxe à la valeur ajoutée (TVA) et les droits de douane. Les autres impôts sur la production (D29) englobent les impôts que les entreprises supportent en raison de leurs activités de production, tandis que les impôts courants sur le revenu et le patrimoine (D5) comprennent tous les versements obligatoires prélevés périodiquement sur le revenu et le patrimoine des unités institutionnelles.
Enfin, les impôts en capital (D91) affectent de manière irrégulière la valeur des actifs détenus par les unités institutionnelles, notamment à travers des droits sur les successions et donations.
Source : INSEE
