Loi d'urgence agricole et acétamipride: la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, va démissionner | LCP

Loi d’urgence agricole et acétamipride : la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, démissionne

La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a annoncé qu’elle présentera sa démission lors du Conseil des ministres prévu demain matin, mercredi 22 juillet. Cette décision fait suite à son opposition à certaines dispositions de la loi d’urgence agricole, qui permet le retour sous dérogation de l’acétamipride, un pesticide précédemment interdit en France.

L’entourage de Monique Barbut a confirmé que sa démission était désormais « le scénario le plus probable », après l’adoption par le Parlement de ce projet de loi controversé. Ce texte contient un article autorisant l’Agence de sécurité sanitaire (Anses) à réintroduire, sous conditions, des pesticides interdits en France, dont l’acétamipride et le flupyradifurone, pour certaines filières agricoles en difficulté.

Monique Barbut a déclaré : « Dans ma tête, je n’ai pas d’autre option que de remettre ma démission. Soit vous êtes ministre, soit vous n’êtes pas ministre. Aujourd’hui, dans ma tête, je suis partie demain. » Elle n’était pas présente lors du vote de la loi à l’Assemblée nationale, ni lors de la séance des questions au gouvernement.

Le gouvernement, représenté par le Premier ministre Sébastien Lecornu, défend cette loi d’urgence agricole, affirmant que le compromis voté ne remet pas en cause l’interdiction de l’acétamipride. Lecornu a également critiqué les opposants à cette me, les accusant de « mensonges ».

La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a précisé que l’introduction de cette me ne provenait pas de l’exécutif, mais avait été amendée par le Sénat. Elle a souligné la complexité de la situation, notant que démissionner suite à un vote parlementaire défavorable est un acte plus délicat.

La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a exprimé sa satisfaction quant à l’adoption de la loi, estimant qu’elle était bénéfique pour l’agriculture française. Elle a soutenu que l’Anses serait responsable de toute dérogation, à condition qu’il n’y ait pas d’impact sur la santé humaine ou l’environnement.

Cette décision de démission de Monique Barbut survient dans un contexte où de nombreuses ONG environnementales, telles que Greenpeace, dénoncent les conséquences de cette loi, affirmant qu’elle nuit à la science et à la volonté citoyenne. En revanche, la FNSEA a salué cette adoption comme un tournant majeur pour l’agriculture française.

Monique Barbut, ministre depuis octobre 2025, a un parcours notable dans le domaine environnemental, ayant présidé WWF France de 2021 à 2023 et occupé divers postes au sein d’organisations internationales.

Source : LCP

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