Aucun des artistes qu’on voulait voir ne vient : agacement et résignation à l’ouverture du Delta Festival
Le Delta Festival, événement musical majeur de l’été, a ouvert ses portes ce jeudi 23 juillet 2026 sur les plages du Prado à Marseille, dans une ambiance tendue. Cette 12e édition est marquée par une crise sans précédent, suite aux accusations de violences sexuelles portées contre son président et cofondateur, Olivier Ledot. Ces révélations ont entraîné l’annulation de plusieurs artistes et partenaires, perturbant ainsi la programmation.
Les festivaliers, dont Ambre et Charlyse, expriment leur déception. Les deux jeunes femmes, venues d’Avignon, espéraient voir Adèle Castillon, Mosimann et RnBoi, mais tous ont annulé leur participation à moins de 48 heures de l’événement. « C’est un manque de respect pour ceux qui ont fait des efforts pour venir », déclare Ambre.
À 16 heures, plus d’une heure après l’ouverture, la foule est clairsemée. Un passant remarque : « Il y a plus de personnes pour faire la sécurité que pour le festival. » Pierre, un festivalier régulier, partage ce sentiment de désillusion, tout en comprenant le choix des artistes de se retirer.
Morgane, ancienne bénévole, souligne qu’elle ne peut pas se permettre de ne pas assister au festival, malgré son désaccord avec les annulations. « Je suis trop pauvre pour m’asseoir sur 60 euros », dit-elle en attachant son vélo.
Créé en 2015, le Delta Festival attire chaque année environ 150 000 festivaliers et 200 artistes répartis sur six scènes. En 2026, seulement quatre scènes sont opérationnelles, réduisant ainsi l’ampleur de l’événement. Les bénévoles, également touchés par cette crise, expriment leur frustration face à la situation. Colin, responsable d’une association participante, note que plusieurs bénévoles ont décidé de ne pas venir.
Cette édition du Delta Festival, bien que marquée par des annulations, reste un moment de rassemblement pour ceux qui choisissent d’y participer. Les festivaliers, tout en étant affectés par les événements récents, espèrent néanmoins profiter de la musique et de l’ambiance.
Source : Inès Cussac, actu.fr, 23 juillet 2026
